Balades & ItinérairesPetite promenade à Auxerre 8 04 2007 - 01:27 - Monica
Les beaux jours reviennent, alors l’idée m’est venue de vous allécher et de mettre en première page cette petite promenade à Auxerre, pour vous rappeler tout le charme de notre ville ! Entrons dans la ville ! Cliquez sur la photo pour mieux admirer le portrait gracieux de notre cité ! Le mieux, en quittant l’A6, à Auxerre Nord (en venant de Paris !), est d’entrer dans la ville par la nationale 6. Vous verrez sur votre droite “le Petit château”, mais n’y faites pas halte : c’est la prison ! En face, c’est pas mieux : c’est l’HP ! L’hôpital psychiatrique de l’Yonne, fondé par notre ami Colbert, frère de celui dont vous avez appris le nom dans vos manuels d’histoire ! (Monica rigole !) Bon, trève de plaisanterie, vous êtes quand même sur la bonne route : continuez tout droit, jusqu’au rond-point. Là, sur votre gauche, dans un enclos, vous apercevez un parc planté de vignes. “Le clos de la chaînette” vous salue. C’est le seul vignoble de la ville qui ait survécu au maudit phylloxera ! Au rond-point, tournez sur votre droite, passez devant le restaurant chinois, dépassez la station-service, allez jusqu’au cinéma et garez-vous sur le parking à votre droite, place de l’Arquebuse. (Au fait, vous êtes à deux pas du gîte des Violettes, qui vous accueillera volontiers, pour passer une nuit ou plus ! Cliquez en haut de cette page à droite sur le cadre mauve “Les Violettes”pour visiter !) Place de l’Arquebuse
Cette place, qui comporte encore le magnifique pavillon des arquebusiers d’antan, garde le souvenir de ces archers, qui au 16è siècle, s’y entraînaient. (Je consacrerai, un jour prochain, un article entier aux arquebusiers, et vous saurez tout, au sujet de cette compagnie d’élite).
Les marchés aux bestiaux Jadis, de nombreuses foires aux bestiaux se tenaient à cet emplacement. Ces marchés, autrefois très animés rythmaient le cours de l’année. Ils apportaient à la cité bourgeoise, une agréable touche paysanne. Les paysans débarquaient alors, sur cette belle place, parmi les bourgeois endimanchés, et ne passaient pas inaperçus avec leur blouse noire, leur bâton et leur patois rocailleux. Postez-vous au milieu de la place de l’Arquebuse, là où, aujourd’hui, vous garez votre voiture La rue du Temple Laissez-là votre voiture au parking gratuit, car les mercredi et samedi après-midi, la rue du Temple est rendue, comme jadis…aux piétons ! C’est en effet, aujourd’hui encore, la rue la plus commerçante et la plus animée d’Auxerre. Le bel immeuble aux hautes fenêtres qui se cachait derrière, et que l’on voit toujours à droite, en entrant dans la rue du Temple, abritait l’octroi qui, jusqu’en 1880, taxait toutes les Quant à la rue du Temple proprement dite, la plus commerçante des rues qui convergent vers la place Charles Surrugue, elle tire son nom des Templiers, qui possédaient jadis en ce lieu, une commanderie, des entrepôts et un relais pour les marchandises, les chevaux et les voyageurs. Une rue pleine de vie On voit sur la photo, (au-dessus !), des calèches, et nombreux véhicules hippomobiles, garés le long du trottoir. C’est qu’au 19 ème siècle, (déjà !) la rue était commerçante et très achalandée. Il y avait là un nombre incroyable de boutiques qui proposaient tout ce dont la ménagère avait besoin, pour sa table et son intérieur.
La place Charles Surrugue Lorsque vous marchez dans le sens de la circulation, après avoir enfilé la ...vous arrivez sur une petite place : vous êtes au cœur de la cité ! Cette place s’appelait jadis la « place des Fontaines », à cause précisément de trois fontaines qui y trônaient, et qui se trouvent aujourd’hui place St Nicolas, dans le quartier de la Marine. Eh bien, sur cette place si tranquille, se pressaient jadis les Auxerrois. Pourquoi ? Qu’est ce qui pouvait bien les attirer ainsi ? Une fête ? Un cirque ? Un théâtre ? Point du tout. Ils y venaient en foule…pour assister le bourreau dans son office. La veille du supplice, l’homme montait son échaffaud. Il y dressait aussi le pilori, où l’on aimait exposer les voleurs aux moqueries des passants. (Il y en a un bel exemple à Guédelon !)
La roue permettait de varier les spectacles. Les malendrins et autres présumés assassins y étaient martyrisés à grands coups de gourdin, réduits en miettes, en bouillie, sous d’horribles cris de douleur, car la mort miséricordieuse était longue à venir. Le bon peuple adorait et en redemandait. Cette promenade s’achève sur cette jolie place, aujourd’hui si avenante, avec sa fontaine où trône un Cadet Roussel Revenez souvent visiter ce site, car je vous réserve une surprise, dès que j’aurai un peu de temps, je vous emmènerai faire d’autres promenades au temps jadis. Vous verrez alors, combien Auxerre a changé en 150 ans ! Les photos du passé illustrant cet article sont tirées de l’ouvrage
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Place de l’Arquebuse
Cette place, qui comporte encore le magnifique pavillon des arquebusiers d’antan, garde le souvenir de ces archers, qui au 16è siècle, s’y entraînaient. (Je consacrerai, un jour prochain, un article entier aux arquebusiers, et vous saurez tout, au sujet de cette compagnie d’élite).
Une place de l’Arquebuse très bucolique…
et imaginez : là, il y a deux cents ans, les bœufs à viande étaient rassemblés, pour former de grands troupeaux que l’on poussait ensuite vers Paris… A pieds, avant de les faire embarquer sur des bateaux et plus tard…de les transporter en train ! Dommage que l’on ne puisse remonter le temps ! Mais ce serait amusant, un beau dimanche d’été, de ranimer ce souvenir, les gens en raffoleraient…
marchandises qui entraient dans la cité.
On voit sur la photo, (au-dessus !), des calèches, et nombreux véhicules hippomobiles, garés le long du trottoir. C’est qu’au 19 ème siècle, (déjà !) la rue était commerçante et très achalandée. Il y avait là un nombre incroyable de boutiques qui proposaient tout ce dont la ménagère avait besoin, pour sa table et son intérieur.

Eh bien, sur cette place si tranquille, se pressaient jadis les Auxerrois. Pourquoi ? Qu’est ce qui pouvait bien les attirer ainsi ? Une fête ? Un cirque ? Un théâtre ? Point du tout. Ils y venaient en foule…pour assister le bourreau dans son office. La veille du supplice, l’homme montait son échaffaud. Il y dressait aussi le pilori, où l’on aimait exposer les voleurs aux moqueries des passants. (Il y en a un bel exemple à Guédelon !)
plus joyeux que jamais. Allez vous y promener, mais accordez-vous cinq minutes, pour réfléchir à ma question. D’accord ? A bientôt, pour une autre destination.


