Grands Personnages HistoriquesPaul Bert, sans doute l'Auxerrois le plus exaltant du XIXè siècle !30 04 2008 - 10:40 - Monica
Paul Bert, ce remarquable Auxerrois, dont vous pouvez aller lire la biographie, dans le livre que vient de lui consacrer Jean Pierrre Soisson, (aux éditions de Bourgogne), mériterait qu’on lui consacre des pages entières, tellement il y a de choses à dire sur sa vie, sa carrière politique ou scientifique ! Ce n’est pas un conseil que je vous donne, mais une vive recommandation, car vous découvrirez un homme extraordinaire, d’une énergie fantastique et d’un charisme exaltant.
Commémoration En novembre 1986, notre ville aurait dû fêter le centième anniversaire de sa mort, j’ignore si elle l’a fait, mais je n’en ai aucun souvenir. Quoi qu’il en soit, je pense qu’on devrait aujourd’hui, ouvrir dans sa maison natale, un musée consacré à son oeuvre grandiose, et à ses découvertes scientifiques, notamment sur la pression atmosphérique. Car les Auxerrois et leurs visiteurs auraient là une occasion unique, non seulement de commémorer son souvenir, mais aussi, et c’est peut être encore plus important, de poursuivre son oeuvre de civilisation et de progrès. Mon but n’est pas dans cet article de vous conter par le menu sa vie d’une incroyable richesse, sur tous les plans. Allez pour cela, lire le livre de Monsieur Soisson. Témoignage Mais plutôt, de vous dire qui était cet homme d’une exceptionnelle envergure humaine, à la pensée si généreuse et si moderne, qu’il n’a pas été compris de son temps. Jean Pierre Soisson termine sa biographie par ses mots : “Il avait une âme de conquérant, mais la vie publique ne lui a pas offert les occasions qui lui eussent assuré un destin exceptionnel !” Oui, il est des hommes dont les vertus, l’intelligence, l’ouverture d’esprit, la vivacité sont si grandes, que leur destin semble trop petit pour pouvoir être accompli en une seule vie. Trop de mots forts, pour définir un seul homme ! Homme de bien, apôtre de la civilisation moderne, grand homme politique, député, conseiller général, ministre, visionnaire, poète, philosophe, grand savant, écrivain, défenseur de l’école publique et laïque, oui, Paul Bert fut tout cela à la fois, et bien plus encore. Un homme d’une extraordinaire modernité ! Voulant stimuler le commerce en Indochine, et regrettant (déjà !) que les produits français soient largement supplantés par les exportations allemandes et anglaises, désireux d’ouvrir des voies commerciales inédites avec la Chine, il surprenait ses collaborateurs en déclarant : “La Chine est une force énorme, appelée à devenir l’une des premières puissances économiques du monde !” Exportateur d’humanisme Grand ami de Gambetta, dont il sera quelques semaines le ministre, toujours en avance d’une longueur sur son temps, il prôna l’égalité entre les filles et les garçons, le droit à la scolarité gratuite, la séparation de l’Eglise et de l’Etat, pour veiller à respecter la liberté de conscience des plus jeunes, et ne pas les endoctriner à un âge où ils n’ont pas encore pu développer leur sens critique.
Oui, Paul Bert était un homme en avance sur son siècle ! Mais sa passion, sa verve, son allant, effrayèrent les âmes timorées de son époque, ce qui explique qu’il exerça bien peu souvent des charges politiques, bien qu’il fut ministre, et élu bien des fois député de l’Yonne et conseiller général de Puisaye, en regard de son ambition, de son immense talent et de son énergie à nulle autre pareille ! Mais le vrai pouvoir politique et décisionnel lui échappa, bien qu’il aima la gloire et échut à d’autres, plus consensuels, Jules Ferri, notamment. A qui l’on attribue encore aujourd’hui, des mérites qui furent avant tout, ceux de Paul Bert !
Je ne passerai plus dorénavant devant sa statue, sur le pont qui porte son nom, sans me remémorer avec émotion, quel Auxerrois éminent, et quel homme de talent, généreux, il fut ! Regrets Dommage qu’on n’ enseigne pas dans les classes, le parcours édifiant d’hommes comme lui, qui ne laissent ainsi à la postérité, qu’un nom vide de sens. Une rue, une statue, un pont, un site touristique, une adresse, parfois, mais quoi dessous ? Même pas un souvenir tangible, édifiant et vivant, alors que des hommes comme lui tentèrent de tant nous donner ! Voici quelques mots de notre ami : « L’école, c’est notre Eglise laïque à nous. » « Avec la science, il n’y aura plus de superstitions ni de croyances aux miracles, plus de coups d’Etat et de révolutions. » « Si nous croyons entendre quelque chose, ce ne sera que l’écho de notre pensée. » « Libérer l’Ecole, c’est achever la plus belle des conquêtes de la Révolution française. » A méditer ! Monica, le 30 04 2008 - 10:40 |
Grand ami de Gambetta, dont il sera quelques semaines le ministre, toujours en avance d’une longueur sur son temps, il prôna l’égalité entre les filles et les garçons, le droit à la scolarité gratuite, la séparation de l’Eglise et de l’Etat, pour veiller à respecter la liberté de conscience des plus jeunes, et ne pas les endoctriner à un âge où ils n’ont pas encore pu développer leur sens critique.
Oui, Paul Bert était un homme en avance sur son siècle ! Mais sa passion, sa verve, son allant, effrayèrent les âmes timorées de son époque, ce qui explique qu’il exerça bien peu souvent des charges politiques, bien qu’il fut ministre, et élu bien des fois député de l’Yonne et conseiller général de Puisaye, en regard de son ambition, de son immense talent et de son énergie à nulle autre pareille ! Mais le vrai pouvoir politique et décisionnel lui échappa, bien qu’il aima la gloire et échut à d’autres, plus consensuels, Jules Ferri, notamment. A qui l’on attribue encore aujourd’hui, des mérites qui furent avant tout, ceux de Paul Bert !



