HistoireHistoires des routes autour d'Auxerre 5 03 2009 - 14:57 - monica
Qu’est ce qui faisait la prospérité romaine ? Qu’est ce qui permit à l’empire romain de se développer et d’apporter un confort de vie extraordinaire pour l’époque à nos ancêtres, Gallo-Romains, et dont l’essor disparut avec la chute de l’empire ? Rallier Paris ou Lyon, depuis Auxerre La route de Paris à Dijon, n’arriva au port qu’en 1767. Elle entrait dans la ville par la rue Chèvrerie, puis empruntait celle des Tanneries, et Sous-les-murs. En effet, l’ancienne route de Lyon, qui passait par le Pont de Cravant, n’était plus pratiquable, depuis que ce dernier s’était écroulé, en 1730 ! On raconte qu’il fallut démolir une partie des anciens murs de la ville, d’une épaisseur de 6 pieds, pour ouvrir ce nouvel accès. Une autre route, destinée à conduire des hauteurs au port, par les portes d’Eglény, du Temple et de Chantepinot, fut également construite à la même époque. Voyager ? Tout une aventure… En 1744, les voyages sur des routes non carrossées, était non seulement cahotiques mais difficiles, tant les moyens de transport, en plus… manquaient. Il y avait bien la Turgotine, qui venant de Lyon, faisait escale à Auxerre, mais vu qu’elle était toujours pleine à craquer, les voyageurs montant à Auxerre restaient le plus souvent sur le bord du chemin ! On pouvait se rabattre sur les Messageries Royales, (qui passaient à Auxerre un jour sur deux !), et offraient quelques places, ou sur le « Carosse » qui rallait une fois la semaine Dijon à Paris ! Mais tout ceci était alléatoire et si incommode, que les voyageurs, las d’attendre une voiture qui ne venait pas, utilisaient par dépit, le « coche d’eau » pour se rendre à Paris. Ce dernier, en douceur, mais d’une lenteur extraordinaire, permettait de mûrir ses projets en route et d’admirer le splendide paysage si varié de notre belle région… qui défilait à vitesse d’escargot ! Le progrès sur la bonne voie… Ce qui précipita le progrès en 1782, et modernisa (un petit peu !) les carrioles antiques, ce sont les affaires. (Autrement dit le “business”, si décrié aujourd’hui !) Et principalement, le commerce du bois, du vin et de la pierre qui obligeait les commerçants, entrepreneurs, et autres voyageurs de commerce de l’époque à se rendre souvent dans la capitale. Les voyageurs exigèrent d’abord la mise en service d’une voiture plus régulière et plus confortable à huit places, pour se rendre en un seul jour deux fois la semaine, d’Auxerre à Montereau et réciproquement. Ce qui permettait de là, de prendre le coche d’eau jusqu’à Paris, ce qui racourcissait (un peu !) le voyage. Sous la pression de l’opinion publique, les régisseurs généraux des messageries royales réalisèrent ce voeu qui devint réalité ...en 1788. Phénoménal progrès, il permettait d’aller à Paris en un jour et demi ! (Une heure trente aujourd’hui, à bord d’une berline sûre et confortable. Un privilège ! ) Même si ce n’est sans doute pas le moment de le dire, tant il faut aujourd’hui penser comme un seul homme, et mettre à la poubelle, ce qu’on a adulé hier, pour faire “moderne” ! Crise oblige !) Nous sourions à l’évocation de ce “progrès” ? Oui, mais ne nous moquons pas, il fallut du temps à nos aïeux pour comprendre que ce sont les affaires, le commerce et les échanges de marchandises qui permettent plus de prospérité, plus de confort et de meilleures conditions d’existence ! Ce que nous oublions trop souvent aujourd’hui, tant notre vision à courte vue manque de perspectives et de connaissances ! Nous aurions intérêt à regarder dans le rétroviseur, pour voir ce qui a permis à notre pays de décoller, il y a un peu plus de deux siècles, (c’est à dire hier !), et nous en inspirer, pour régler nos problèmes actuels. Mais cette parenthèse fermée, voici la suite de l’histoire de nos transports régionaux ! Lent est le progrès, autant que les prises de conscience de ce qui le permet ! Dix ans après cette « amélioration » soit en 1797, il fallait encore plus d’un jour entier, pour se rendre à Paris et débourser la somme de 30 livres. Nos aïeux durent encore attendre 58 longues années de vies d’hommes, pour saluer enfin, (en 1855 !), l’arrivée d’un progrès révolutionnaire : le chemin de fer !!! , le 5 03 2009 - 14:57 |



