HistoireLa vie d'un soldat romain en l'an 2 après J.C.11 02 2007 - 10:45 - Monica
Au deuxième siècle de notre ère, Rome avait conquis toute la Gaule, et repoussé les frontières de l’Empire, loin vers l’Est, et même jusqu’en Angleterre. Là, ils avaient édifié, à l’image de celui qui, à l’est, protégeait les territoires conquis des hordes de Barbares, un autre mur, surnommé “le mur d’Adrien”. Une muraille, séparait l’ordre romain de la barbarie… Le long de la mer du nord, un long mur, hérissé de fortins et percés de portes protégeait l’empire des incursions barbares. Mais il n’était pas étanche et laissait passer des marchandises et des hommes, mais ceux-ci devaient montrer blanche. Bref, il jouait aussi le rôle de douanes. Au pied de ce mur, étaient construites des casernes, qui abritaient des dortoirs et appartements exigus, où séjournaient 80 légionnaires, dans des conditions spartiates. Une vide de soldat A cette époque, la vie de soldat n’était guère confortable. Bien que ce dernier soit habillé de pied en cap par l’état, il devait rembourser sur sa solde, l’intégralité de son équipement. Celui-ci se composait de sous-vêtements, d’une tunique et d’un pantalon de laine, (ou de peau), de sandales (calliga) en cuir, et de chaussettes, ce qui était appréciable, car il faisait frais en hiver, sur la côte anglaise ! Une fois habillé, le soldat recevait un casque qui lui couvrait les joues, une ceinture, un bouclier, une cuirasse métallique, ou une cote de mailles, destinées à protéger le thorax et les organes génitaux. un entraînement de gladiateur La toute première chose qu’apprenait le fantassin, était la marche en cadence. Un contubernium comptait 8 hommes, 10 contubernium représentait une centurie, (soit 80 hommes, dont le chef était le centurion.) Six centuries formaient une cohorte, et 10 cohortes, une légion de 5500 hommes). L’entraînement quotidien consistaient en longues marches de 30 km, avec paquetages, (20 kg) et combats fictifs, avec des glaives en bois. Lorsque les soldats partaient en expédition,(ils pouvaient parcourir des distances considérables), ils emmenaient avec eux des rations de 3 jours à 3 semaines. Les soldats étaient entraînés comme des sportifs de haut niveau, par des dresseurs de gladiateurs. Il fallait viser le visage, les yeux, et l’objectif était d’avoir la peau de l’autre. Le bouclier n’était pas seulement défensif, mais servait aussi de pilon, pour enfoncer l’adversaire. D’autres exercices consistaient à s’entraîner, soit au lancer de pilum sur un mannequin de paille, soit au maniement de l’ancêtre du canon, une sorte de catapulte qui envoyait des projectiles loin devant. Il y en avait une par centurie. Les fantassins s’exerçaient également au tir à l’arc, ou a se protéger lors des attaques en nombre, en formant la tortue, qui était une posture de défense. Et lorsqu’il leur restait un peu de force, c’était à celui qui réussissait à faire perdre l’équilibre à l’adversaire, en fonçant sur lui de toute sa puissance, à l’aide de son bouclier. Le soir, épuisé, le soldat rentrait au fort, où il se désarnachait et rangeait soigneusement son équipement, dont il était responsable. Il fallait laver la panoplie et faire briller casques, cuirasses et armes, à l’huile d’olive. La vie après l’exercice Lorsqu’il s’était lavé à l’eau claire, et qu’il avait un peu de repos, le soldat pouvait écrire à sa famille, sur des petites lattes de bois, attachées par des ficelles, en cahier. Le soir, il se restaurait et mangeait une sorte de tambouille, faite de porc cuit, de lentilles, de haricots concassés, aromatisés d’épices. C’était une pitance nutritive et qui tenait bien au corps. S’il était malade, ou blessé, il était dispensé de service. Après le repas, tout le monde faisait sa vaisselle, puis s’endormait dans un dortoir collectif dépourvu du moindre confort. Les armes Les armes étaient composées de glaives et d’épées frappant de taille et d’estoc, très tranchantes, qui pouvaient facilement couper bras et tête. Le javelot (pilum), pouvaient, convenablement lancé, transpercer deux boucliers à la fois, et la cuirasse du fantasin ne lui résistait pas. Les expéditions Lors des expéditions, on se reposait par étapes et il n’était pas rare que les plus faibles veuillent déserter. Mais le malheureux devait faire vite et se montrer malin, car si ses compagnons l’attrapaient, il le rossaient à mort. Donc, pour se donner du courage, on chantait tout le long du chemin. L’essentiel était d’acquérir une endurance à toute épreuve et un moral d’acier, pour pouvoir résister à la fatigue ou à la déprime. Heureusement à l’étape, il y avait souvent la taverne, où le vin coulait à flots, et où le soldat dépensait toute sa solde en beuveries, ou avec des prostituées. S’il lui restait quelques pièces, il n’était pas rare qu’il les perde au jeu de merel. La nuit venue, tout le monde dormait ensemble, pêle-mêle, et se tenait chaud, dans des dortoirs généralement d’une extrême exiguïté. Etre soldat romain, aujourd’hui… Des militaires, pompiers, gendarmes us et britanniques se regroupent aujourd’hui, en Angleterre, en stages de week-end, pour se couler dans la peau d’un fantassin romain. L’objectif est d’essayer de partager, à près de 2000 ans de distance, le ressenti de leurs homologues du passé. Monica, le 11 02 2007 - 10:45 |




je m aimerais savoir qui fait partie de l’équipe de soldat
isabelle, 23.02.2007 23:30 googleBonjour,
Viclaire, 04.06.2008 13:32Je suis entrain de méditer sur Ephésiens chapitre 6 et les versets 10 à 20.C’est très important pour moi de connaître le rôle de l’armure du soldat Romain.Je me souviens qu’un centurion romain rencontra Jésus et Jésus lui dit: J’ai pas trouvé une telle foi en Israël…Il a reconnu l’autorité de Jésus sur les esprits comme lui était sur les 80 ou 100 soldats sous sa tutelle…enfin la Bible parle de la cohorte d’anges…
Merci beaucoup de ce que je viens d’apprendre de vous sur ce sujet.
Que Dieu vous bénisse richement.