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L'Yonne Que J'Aime: Chronique de l'Euro et de l'économie

Le Blog de Monica

Chronique de l'Euro et de l'économie

25 12 2011 - 13:29 - Monica

L’euro va fêter ses dix ans ! Doit-on s’en réjouir ? Lisez cette chronique, actualisée tous les jours.


1er Janvier 2012
Haut les coeurs, et bonne année 2012 à tous !
2011 vient de s’achever sur la déprime de la bourse, des marchés, du moral des ménages et des entrepreneurs, bref, sur le chômage grandissant et la récession. OK !

Mais cette crise n’est pas inéluctable !
Si nous nous reprenons, si nous comprenons que nous pouvons, par une autre politique, un autre état d’esprit, rendre confiance aux investisseurs : cette spirale descendante sera enrayée.
En instituant plus de justice sociale, d‘équité et de courage, plus de rigueur budgétaire, de volonté d’entreprendre, en construisant avec nos partenaires européens, un véritable état fédéral : “Les Etats Unis d’Europe,” nous pouvons inverser la tendance ! Et rendre le sourire à tous !

Pour ce faire, c’est simple :
La crise de nos dettes souveraines est l’arbre qui cache la forêt ! Unissons-nous entre Européens, pour la gérer intelligemment. Profitons des nouvelles technologies, des énergies renouvelables, pour nous réindustrialiser. Remettons-nous à vendre nos savoirs faire. Offrons aux investisseurs étrangers une terre d’accueil européenne, propre à les rassurer et à leur offrir la prospérité qu’ils espèrent. Faisons de la BCE la “FED” des Etats Unis d’Europe !
Cela suppose que nous nous entendions avec nos partenaires européens, et notamment avec l’Allemagne. Mais ce n’est pas impossible, si nous faisons preuve d’honnêteté, de sincérité, de générosité et de courage.

Bref, nous devons comprendre et accepter les leçons de cette crise !

1°) Que c’est d’abord notre laxisme, qui a permis une politique budgétaire irresponsable ; laquelle nous a ensuite mis dans cette situation intenable, largement prévisible.
2°) Que c’est par nos choix de désindustrialisation, notamment en France, que nous avons perdu nos parts de marchés et augmenté notre taux de chômage,(10% en France, en ce 1er janvier 2012 !),
3°) Et qu’enfin, c’est à cause de notre incurie et de notre incapacité récurrente à nous entendre entre Européens, que nous entretenons la défiance des marchés, et celle des investisseurs, qui fuient les places européennes, trop peu sûres ! (D’où : chute des bourses, crise du crédit, baisse de la demande, récession…)

Alors, il suffit de nous reprendre en main ! D’exiger de nos gouvernements actuel et à venir, une autre politique plus juste, plus efficace, plus constructive. Une politique de sérieux, d‘équité, de relance de nos économies par celle de l’investissement, et d’ouverture aux autres, généreuse et entreprenante.

Ce sont ces valeurs de courage, de volonté, d’enthousiasme, de travail, et d’optimisme, que nous devons remettre au goût du jour, si nous voulons doper la confiance des investisseurs, des ménages, des entrepreneurs et des banques. Donc la nôtre !
Alors, faisons-le ! Bonne année 2012 à tous !
___________________

26 décembre
Dernières nouvelles du Fmi
Mme Lagarde, dixit :
1°) Les marchés attendent un calendrier, des mesures fortes pour intégrer les budgets et une volonté politique claire et précise s’exprimant d’une seule voix au nom de l’Europe.
2°) Par ailleurs, la situation de l‘économie mondiale est très critique. Les pays émergents sont grippés, les USA en panne, et les prévisions économiques mondiales tablent sur une croissance inférieure à 4 % .
3°) Quant à la France, son déficit commercial record de 75 milliards d’euros, les perspectives de chômage + perte du triple AAA assombrissent l’horizon.
Pourtant, l’année avait bien commencé, mais la crise de la zone euro, traînant en longueur, a douché les bonnes perspectives du début 2011. Seule décision encourageante : la France s’est engagée à ramener son déficit public de 5,7 à 4.5%, fin 2012, puis à 3% vers 2013.

L’avis de Monica :
La crise de la dette est l’arbre qui cache la forêt : La vraie crise est d’ordre commercial, industriel et politique ! Pour la régler, une seul mot d’ordre : organisons-nous mieux, remettons l’optimisme au goût du jour, le courage et la solidarité !
1 – Haut les coeurs ! C’est toujours dans l’adversité que la France montre son génie à nul autre pareil. Nous devons nous secouer, ne pas céder à la morosité, mais garder confiance en notre formidable capacité de rebond : apprendre à mieux gérer nos budgets, et consommer plus intelligemment, en limitant nos achats de produits bas de gamme, (importés bon marché), et autant que faire se peut, privilégier les produits français sortant d’usine installée sur notre territoire, même s’ils sont plus chers, mais de meilleure qualité.

2°- Accepter de nous retrousser les manches, et envisager l’avenir gaiement et collectivement, au lieu de sombrer dans la morosité !

3°- Comprendre que seuls, la consommation des ménages, (et donc notre moral !) l’optimisme et la confiance, en nous, en les autres, peuvent soutenir notre économie !
Si, contre l’adversité, nous jouons la carte de l’ouverture aux autres, du courage, du travail, et de la solidarité, nous gagnerons.
Si, au contraire, nous privilégions l‘égoïsme stérile, le repli sur soi, la frilosité, l’anarchie, la paresse, le non investissement, nous perdrons.
Monter les Français les uns contre les autres est une excellente façon de nous ruiner tous ! Certains nous font croire que nous sommes à la curée, et que, dans la jungle du chacun pour soi, autant tirer individuellement notre épingle du jeu. Méfiez-vous : ceux-là ne cherchent qu‘à tirer profit pour eux-mêmes de la crise, et nous indiquent une voie sans issue !

4°- Soutenir ardemment l’idée européenne, et ceux qui la défendent !

5°- Sortir de la crise, en comprenant enfin, comment s’empilent les étages de la maison “Economie,” au dessus de ce plancher que forment les investissements fournis par les Marchés !

Voici à quoi ressemble la maison Economie !

A –
Les fondations et le plancher :
-des investisseurs internationaux donnent leur argent aux banques, pour qu’elles le fassent fructifier et circuler : lesquelles apportent leurs liquidités aux états, entreprises, commerçants, particuliers, pour financer la croissance. Sans investissements, plus de croissance : tout se grippe, plus rien de fonctionne.

B – Les étages
-1er étage : Si la confiance est là, les flux d’argent circulent librement et facilement. Les banques se prêtent entre elles, prêtent aux entreprises pour qu’elles investissent et aux particuliers pour qu’ils construisent et consomment. A leur tour, les Etats peuvent emprunter à des taux intéressants.
-2eme étage : Grâce à ces investissements, les usines, ateliers, achètent de nouvelles machines, fabriquent des produits qu’elles vendent, créent des emplois, distribuent des salaires, paient des impôts. L‘état régule. L‘économie est florissante.
-3eme étage : Les salariés des entreprises, les autres entrepreneurs, les commerçants et fonctionnaires, les retraités, les jeunes, bref les consommateurs, achètent les produits mis en vente, enrichissent les intermédiaires, font travailler tout une chaine d’autres participants, payent des impôts, dépensent leur argent ,(pouvoir d’achat), etc.. Et plus il y a d’argent en circulation, plus ils consomment !
-4eme étage : La machine tourne à plein régime, tout le monde investit, construit, consomme et s’enrichit. …Plus l’argent revient vite à son point de départ, et plus vite il est remis en circulation dans le circuit : plus nous avons de croissance ! Moins nous avons de précarité.
Tout le problème est qu’il ne faut pas, non plus, en cours de route, oublier de mettre aussi un peu de côté, pour rembourser ses dettes !

En conclusion :

+ de croissance : on s’enrichit, on consomme, on embellit les villages, les villes, on construit des infrastructures, des collèges, des universités, on assure l’avenir de nos enfants, on finance la recherche, et normalement, aussi, on paye ses dettes, (si l’on est sérieux !), etc… – de croissance : on consomme moins, on ne construit plus, on se serre la ceinture, on ne peut plus rembourser ses dettes, on ne peut plus nourrir décemment sa population, et le cercle vicieux s’installe : tout ralentit, tout dépérit, comme une plante privée de sève, meurt.

Autrement-dit : (et bien qu’il soit irresponsable de ne point rembourser ses dettes, et de laisser filer son déficit public au delà d’un certain seuil : (avis aux politiques qui nous ont mis dans cette situation lamentable !) ce n’est pas tant aujourd’hui, le niveau de la dette européenne, (bien qu’effrayante !), qui inquiète le plus nos fameux marchés, (les dettes allemandes et japonaises sont faramineuses !), que notre incapacité européenne récurrente, à fournir au moteur de la croissance, un terrain de jeu sûr, balisé et bien organisé, où les équipes et parties prenantes, (joueurs/arbitres/public),ne font pas n’importe quoi chacun de leur côté, déstabilisant l’ensemble, mais, au contraire, obéissent à un règlement commun rassurant!

-Les liquidités qu’apportent ces fameux MARCHES, (que certains rêvent d’abattre), représentent donc les fondations de notre maison commune sur lequelles nous construisons des biens, garants de notre avenir et notre sécurité.
Comprenons-le bien : ce sont ces liquidités qui, en ce moment, chez nous en Europe, font défaut et fragilisent notre plancher.
Pour l’empêcher de céder sous le poids de notre dette, et menacer d’entraîner toute la maison dans sa chute, le meilleur moyen consiste donc à rassurer ceux qui peuvent nous apporter les moyens de le consolider en mettant en place, face à ces investisseurs internationaux, une gouvernance européenne ! C’est à dire un outil qui permettra de gérer solidairement et collectivement notre dette et ce, de manière responsable et crédible.
Faire l’Europe !!! Voilà, notre salut ! QU’ON SE LE DISE ! Est-ce assez clair ?

___________________ *24 décembre *:
Trop de Français se défient de l’Europe ! Nostalgiques, ils rêvent d’un retour au bon vieux temps, où la France ne partageait sa souveraineté avec personne, et où des barrières douanières étaient censées nous protéger. Certains rêvent de les reconstruire. Est ce une bonne idée, alors que le 1er janvier prochain, nous allons fêter les dix ans de l’Euro ?

Alerte : Choisir l’Europe ou… la faillite !
Aujourd’hui, ils croient que l’on pourrait faire un trait sur l’euro, l’Europe, et vivre en autarcie, calfeutrés en nos 4 murs ! Ils pensent qu’en effaçant l’Euro, en rayant l’Europe de notre vie, leurs problèmes s‘évaporeraient !

Leur dénie de réalité
La vérité (qu’on ne leur dit pas clairement !), est que l’effondrement général de la zone euro nous ruinerait tous. Même les Allemands et les meilleurs élèves de la classe Europe, ne sont plus à l’abri ! Il faut se rendre à l‘évidence : faute d’une intégration politique plus poussée, qui impliquerait un abandon de souveraineté de la part de chaque état, et d’un accord pour renégocier les traités européens, (lesquels interdisent notamment à la BCE de racheter les obligations des pays en difficulté,) eh bien : les investisseurs qui pourraient nous sauver… continueront de bouder la zone euro ! Et nous citoyens, avec !

Les élus dans le brouillard !
La dernière réunion au sommet des 8 et 9 décembre 2011 n’a rien résolu en profondeur ! Les états cigales seront mieux surveillés, et en échange de leur promesse de vertu budgétaire, ils pourraient être aidés par le FMI ! Mais sur le fond, tout reste à faire, pour construire un état politique et une véritable entité souveraine, comme pourrait l‘être les futurs “Etats Unis d’Europe” !

Désir d’Europe
Pour que “le fond de stabilité financière” fonctionne et puisse, par exemple, réguler les besoins en liquidité des Etats, et les sauver d’une austérité qui ne peut les mener qu‘à la faillite, il faudrait d’abord que, nous, citoyens européens, soyons convaincus de la nécessité de nous unir ! Car ce n’est pas un gros mot, et c’est simple comme bonjour. Il s’agit d’une tirelire européenne : rien d’autre qu’un gros cochon de porcelaine virtuel, avec une fente sur le dos, où les investisseurs étrangers glissent leur sous, et doté sur le ventre, d’un gros trou, où les pays les plus endettés peuvent piocher, pour se re-financer à taux intéressant. Reste à convaincre les investisseurs que l’Europe est un excellent placement, de manière à ce qu’ils glissent beaucoup de sous dans la fente du cochon ! Et le comble c’est qu’ils sont prêts à le faire, et même, qu’ils n’attendent qu’un signe de notre part : une bonne volonté, rien d’autre qu’un désir d’Europe !

Alors pourquoi, se retiennent-ils ?
C’est bête à pleurer ! Tout simplement à cause de nous : parce qu’ils n’ont pas confiance en notre volonté de solidarité européenne ! Parce qu’ils attendent une gouvernance européenne supranationale qui tarde à venir. Parce que nos nationalismes exacerbés indécrottables qui nous ont menés pendant des siècles à nous étriper, ne sont pas morts. Bien au contraire. Et parce que nos élus ne voient pas que la crise de la dette est l’arbre qui cache la forêt ! Que la vraie crise n’est pas seulement financière. Mais politique d’abord, puis industrielle et enfin, commerciale. Parce que 1°) nous entrons dans l’arène de la compétition internationale en ordre dispersé, 2°) que nos compétitivités sont insuffisantes, et 3°) nos balances des paiements déficitaires, et le resteront aussi longtemps que nous achèterons plus que nous ne vendons. Quel gâchis ! Et qui dit cette vérité au citoyen ? Personne !

Ressaisissons-nous !
Ce que nous devons donc exiger de nos candidats à la Présidentielle, c’est : plus d’Europe, plus d‘égalité et de justice, certes, mais surtout plus d’investissements productifs, ce qui n’est pas compatible avec une politique d’austérité ! Laquelle ne peut nous mener qu‘à la faillite. Tourner le dos au néolibéralisme nous ferait certainement aussi plus de mal que de bien, quant à lutter contre les paradis fiscaux, il faudrait pour cela, qu’il y ait une volonté universelle pour le faire, ce qui n’est pas le cas. Bref, notre programme prioritaire doit être : plus d’Europe, une BCE jouant le rôle de la FED, et soutenant les pays en difficulté, une politique européenne vigoureuse d’assainissement des budgets et tournée vers l’investissement productif, plus une ré-industrialisation progressive, intégrant les nouvelles technologies, et permettant de redresser nos balances des paiements, et de produire chez nous, ce que nous achetons à l‘étranger, notamment à la Chine. Le tout dans un esprit d‘équité et de justice, répartissant les efforts sur tous, notamment les plus riches. Voilà la piste à suivre. La seule !

Certes, tout cela ne peut se faire dans l’instant. Mais c’est un programme que nous devons ensemble mettre en place et que nous suggérons aux candidats !
Il est permis d’espérer qu’un jour, ce merveilleux rêve européen se réalise. Mais ce rêve ne se fera pas sans nous, les citoyens !

A nous donc de savoir ce que nous voulons vraiment, et de comprendre aussi, enfin ! —dirais-je— qu’on ne peut indéfiniment dépenser plus d’argent qu’on en gagne ! Rêvons le ensemble très très fort ! Et notre rêve se réalisera.

Monica, le 25 12 2011 - 13:29

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Parisienne, Monica a un jour, posé ses valises dans ce petit coin de Bourgogne et a appris à l’aimer. Son voeu est de vous faire partager ses coups de coeur. Longtemps journaliste, elle aime aujourd’hui recevoir en toute convivialité amis et visiteurs dans sa Maison Meublée d’Auxerre, Les Violettes où elle a ouvert trois charmantes chambres d’hôtes… Pour le plaisir de partager sa belle région avec ses visiteurs et amis de passage.


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