Le Blog de Monica

Crise, quand tu nous tiens...

16 11 2008 - 13:44 - Monica

Encore une fois, on ne peut pas ouvrir une chaîne de TV, sans que le mot “crise” soit prononcé ! Tellement le mot fait vendre : du papier, de l’audience, et donc, s’envoler les tarifs des spots publicitaires des mêmes chaînes.

Les journalistes en font des gorges chaudes, mais oublient de préciser que tout le monde n’est pas perdant dans l’affaire. Et que, si spéculations il y a, c’est bien à cause des spéculateurs qui y ont trouvé grassement leur compte, et parce qu’une flopée d’autres, (tradeurs, banquiers, courtiers de tous poils…) se sont honteusement rempli les poches pendant des décennies, sans que personne ne s’en offusque.


Crise sur tous les tons…

On parle de crise de l’immobilier quand, sur un même territoire comme la France, des propriétaires ont vu la valeur de leur maison ou appartement, tripler en 5 ans, voire plus, et que depuis 6 mois, la tendance semble légèrement s’infléchir !

Pendant le même laps de temps, avez-vous observé votre trottoir ? Les agences immobilières, ces dernières années, ont poussé comme champignons après la pluie, au point qu’on pouvait en compter 5 dans la même rue, chassant des centre-ville charcutiers et boulangers. Personne n’a versé une larme sur leur compte !
Deux de ces envahisseurs ont fermé boutique, et les journalistes sanglotent. Le phénomène avait pris tant d’ampleur que, dans notre centre-ville d’Auxerre, on a vu disparaître nos bons pâtissiers, nos excellents boulangers, nos traiteurs-charcutiers, nos crémiers, pour voir fleurir en leur lieu et place, cabinets d’assurance, agences immobilières, boutiques de téléphonie et opticiens ! Qui à ce moment là, a parlé de crise ?

Courte-vue ou hypocrisie ?

Quand une bulle gonfle, un moment vient où elle éclate. Et, aujourd’hui, tout le monde fait comme si c’était une nouveauté ! Les pseudos experts interrogés font des oh avec leur bouche en forme de cul de poule…La chaudière de l’économie américaine, nourrie à coups de crédits distribués à tous, et même à ceux qui ne pourraient jamais rembourser, sauf à surfer sur cette vague, a explosé et les plombiers appelés en urgence jouent les surpris.

L’autre chaudière, celle de la Chine et d’autres pays émergents, qui tirait la consommation mondiale et dopait les exportations des entreprises, commençait à fumer et à donner d’inquiétants signes de surchauffe. Là encore, personne ne se serait douté qu’il allait falloir envisager une petite pause, pour permettre au marché de reprendre son souffle ?

La réalité qu’on ne veut pas voir

On sait que l’économie est faite de flux qui oscillent, de cycles qui enregistrent des hauts et des bas, comme les ondes électriques ou comme les vagues de la mer ! Quel nageur, quel marin, n’anticipe pas le mouvement des vagues, pour éviter de se mettre en danger de mort ? Et quel écolier ne sait pas qu’un creux succède à une bosse, et vice versa ?

Bateleurs de foire !

Les journalistes font des gorges chaudes, amplifiant le phénomène, rajoutant des couches de peur, à l’anxiété générale, ce qui a pour conséquence de geler encore plus la consommation des ménages. Mais remplit leurs échoppes !

Ils se gardent bien de préciser que deux trimestres consécutifs de non-croissance, ce n’est pas encore la faillite généralisée du pays ! Ni la mort du malade. Simplement, une occasion de faire le point sur son état de santé et peut être, l’occasion d’envisager un changement de mode de vie.

Les prophètes de mauvaise augure

Et pourquoi n’expliquent-ils pas que lorsque la conjoncture est moins bonne, il convient de ne pas prendre peur, de ne point se recroqueviller, mais qu’il faut au contraire, en profiter pour se ressaisir, pour prendre à bras le corps les tendances à venir et essayer d’en tirer profit, avant les autres.

Bref, qu’il faut se montrer réactif, pour évoluer dans le bon sens, essayer de mieux consommer, ou de consommer plus intelligent, sans bêtement suivre les modes. Et dans le respect de la planète, même si cela va nous coûter un supplément d’effort.

Les orchestreurs de malheur

On le sait, le malheur des uns fait le bonheur des autres. Alors dites-vous que plus certains parlent de crise, plus ils y ont un intérêt caché. Oui, je vise aussi tous les politiques qui, dans les semaines à venir, vont nous débiter leur chanson sur ce refrain. Vous verrez !

Savoir déjouer la crise

Car la France a des atouts. Certes, si nous continuons à nous endetter stupidement pour doper notre consommation à crédit, au lieu d’investir sur du solide, qui portera des fruits dans l’avenir (formation, recherche, équipements, énergies renouvelables, investissements en matériels modernes, aide à la création d’entreprise, reprise de la construction sociale, meilleure gestion du territoire et de la solidarité...), nous courons à notre perte, crise ou pas ! Qu’on se le dise.

Oui, l’Etat doit redevenir fort, mais dans le bons sens du terme et s’investir sans douter de soi, sans tergiverser, dans une politique d’avenir, créatrice de plus value-économiques, donc d’emploi. Et cela passe par un soutien sans faille et avant tout, des PME, des artisans, des commerçants, des agriculteurs, et pas seulement des gros, tous pourvoyeurs d’emplois dans nos villes et nos villages. Pourquoi l’oublie-t-on ?

Et prendre les bonnes décisions ?

Pourquoi ne fait-on rien ou si peu, pour les encourager et les aider ? La gauche la ramène tout le temps, en disant qu’il faut distribuer toujours plus de subsides, sans dire qui va le gagner, cet argent ! Elle hurle qu’il faut aider, protéger, le salarié ! Mais que serait le salarié, sans l’employeur ?

Et que devient l’employeur, sans outil de production, sans machine, sans crédit pour investir et sans client ? Alors, bien sûr, il faut soutenir la consommation, pour raffermir ce fameux marché, sans lequel tout s’enraye.
Mais la consommation passe par l’emploi, le salaire, et évidemment, la capacité des employeurs à le servir. N’est ce pas évident ? Et le cercle se referme sur la source de tout : l’employeur, sans lequel rien ne se passe !

Identifier d’où vient la richesse !

Car ce n’est pas l’Etat qui fabrique de l’emploi, et offre du travail et du pouvoir d’achat aux gens, comme le croit la rue, sauf à faire de chaque Français, un fonctionnaire.

La baguette magique qui remplira les porte-feuilles, et permettra aux ménages de se construire un gentil petit confort, n’appartient qu’aux entreprises et à leur capacité à créer de la plus-value. On peut ensuite discuter de la façon la plus adéquate d’en faire profiter le plus grand nombre. Mais il convient de ne pas oublier, qu’avant de distribuer, il faut produire ! Et penser (aussi !) à rembourser notre dette colossale, au lieu de l’augmenter sans cesse, en sachant qu’elle fera déjà ployer au moins 3 générations !

Et se souvenir que ce n’est pas l’Etat qui produit cette plus-value qui nous permet de bénéficier de plus de confort et de plaisir, toutes choses enviables. Quoi qu’en disent les pourfendeurs de la consommation. Mais les industriels, les agriculteurs, petits et grands, les entreprises de service, les artisans, les commerçants et toux ceux qu’ils emploient … Si nous avons la bonne idée de ne pas tuer la poule aux oeufs d’or !

Un raisonnement clair et logique

Simpliste comme raisonnement ? Peut être, mais fondamental.

Et l’oublier, permet commodément à certains de tout mélanger malhonnêtement, de faire tous les amalgames et de se lancer dans des imprécations vides de sens, dès qu’il s’agit de trouver des solutions pratiques, pour sortir de cette crise, dont on nous rebat les oreilles !

Monica, le 16 11 2008 - 13:44

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Parisienne, Monica a un jour, posé ses valises dans ce petit coin de Bourgogne et a appris à l’aimer. Son voeu est de vous faire partager ses coups de coeur. Longtemps journaliste, elle aime aujourd’hui recevoir en toute convivialité amis et visiteurs dans sa Maison Meublée d’Auxerre, Les Violettes où elle a ouvert trois charmantes chambres d’hôtes… Pour le plaisir de partager sa belle région avec ses visiteurs et amis de passage.


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