*News touristiques de Puisaye
28 12 2011 - 14:47 - Monica
Du nouveau en Puisaye
1°Souvenirs : lavandières d’autrefois, à Dracy
2°Les vignes de Puisaye
3°Réfection du beffroi de St Fargeau
4°St Amand : Projet de formation virtuelle et internationale à la poterie.
5°Toucy :Le petit train touristique de Puisaye
6°Cinéma de Toucy : le Cinelux
7°Patrimoine industriel : nouveau musée des vieux véhicules
Lavandières d’autrefois, à Dracy
-Février 2012
La Puisaye est riche d’un patrimoine rural, qui évoque le bon vieux temps, comme ses vieux lavoirs qui permettent de réaliser de si jolies photos.
Certaines lavandières se souviennent encore de ce temps, pas encore si lointain, où les lavoirs étaient encore en activité. Avant que l’arrivée des machines à laver électriques, dans les années 60, ne sonnent le glas d’un des plus vieux métiers de nos campagnes ! Rien qu‘à Dracy, se souvient Andrée, l’une des dernières lavandières, (qui officia de 1956 à 1968), il y avait deux lavoirs, la Genette et les Minards.
A l‘époque, Andrée lavait le linge de 10 clientes, et se réchauffait les mains dans un seau d’eau chaude. Elle faisait bouillir le linge dans la lessiveuse, et au lavoir, le brossait au savon, à l’aide d’un brosse dure, à paille de riz. Le battoir servait à chasser le savon, avant de le rincer à la rivière, et puis de l’essorer. Quelle rude besogne et quelle (belle ?) époque ! Elle lavait ainsi, dessus dessous, les bleus des hommes, les chaussettes, les blouses, les linges de corps, les draps, si difficiles à essorer ! Ensuite, Andrée livrait le linge lavé à bord de sa brouette. Imagine-t-on, que l’hiver, elle devait casser la glace ! Andrée connut seulement à sa retraite, le confort douillet d’un lave linge électrique, que lui offrirent ses clients ! Une page se tournait définitivement pour les lavoirs et pour les lavandières. Mais mesure-t-on aujourd’hui, à quel point la technologie nous gâte ? Ah, en vérité, le bon vieux temps, n’est beau que… dans notre romantique nostalgie !
Treigny et Vignes de Puisaye
Le saviez-vous, il existait des vignes par chez nous, en Forterre, comme à Treigny, sur la rive gauche de la Vrille, et ce, jusqu’au milieu du 19è s, et jusqu‘à ce que le Phylloxera ne ravage le vignoble, qui comptait 43 000 ha ! La mise en circulation du PLM lui porta le coup de grâce ! Nos vins de Puisaye-Forterre, concurrencés par les vins bon marché du Sud de la France, ne purent se relever ! Rien que Treigny, qui comptait alors 2000 habitants, (900, aujourd’hui !), exploitait 200 ha de vignes, en 1830 ! Une petite dizaine de rescapées, qui poussent sur des sols proches de ceux de Chablis ou Coulanges-la Vineuse, sont aujourd’hui un bien maigre souvenir de ces années fastes.
Aujourd’hui, et depuis huit ans, quelques amateurs passionnés tentent de ranimer la flamme de cet antique vignoble, et ont créé la Société civile d’exploitation viticole des coteaux de Forterre, qui compte 140 adhérents, et exploitent 75 ares. Un modeste début qui, l’an dernier, a donné…5000 bouteilles, pour la 2ème année de production. Côté folklore, et pour donner plus de faste à ce renouveau, une confrérie est née : longue vie aux Chevaliers du Clos des Robinettes ! Renseignements, mairie de Bléneau, auprès de Jean Pierre Rocher, Gérard Billot et Michel Roy.
Le saviez vous également, Treigny est une ville de partage des eaux ! La Vrille, qui prend sa source sur la commune, coule vers la Loire, et non vers la Seine, comme ses consoeurs icaunaises !
Réfection du beffroi de St Fargeau
Article créé le 30 janv. 2012
On pourra cet été, pour la 1ère fois, visiter le vieux beffroi construit au 17 ème siècle, sur la porte datant du 15 ème siècle. Celle-ci, munie d’une cloche, servait à donner l’alarme en cas d’attaque ! Jusque là, ouvert seulement pendant les journées du patrimoine, son entrée se situe dans la jolie petite tour attenante, au toit pointu. Pour y accéder, il faut ensuite escalader un étroit escalier en colimaçon qui se termine par de hautes marches en pierre.
Ce beffroi qui, aujourd’hui, fait encore résonner ses cloches toutes les 1/2 heures, est percé d’une arche. Au XVII ème siècle, en effet, il enjambait un pont levis qui protégeait l’une des portes de la ville, autrefois ceinte de remparts. Les deux premiers niveaux comportaient d’affreux et sombres cachots, qui servaient de prison, et dont les murs portent encore des anneaux où l’on attachait les détenus. Des inscriptions émouvantes : dates, repères des jours de détention sans lumière, et noms sont encore gravés dans la pierre. Ces horribles prisons, où des malheureux croupissaient sur d’infâmes paillasses auraient fonctionné jusqu‘à la fin du XIX ème siècle ! On en frissonne d’horreur ! Le troisième étage, avec ses colombages, est plus souriant. On y voit les poids qui entraînaient le mécanisme de l’ancienne horloge, que le serrurier du village devait remonter régulièrement. Aujourd’hui, une horloge électrique la remplace, et ne nécessite aucune intervention humaine.
L‘édifice fut réhabilité entre 2005 et 2008, notamment sa toiture en ardoise, sa charpente et son clocher. Il mérite votre visite : un petit bond dans le passé, une façon de remonter le temps !
__________
Formation au métier de potier céramiste
L‘école des métiers d’art et le centre National de Formation et d’Initiation aux métiers de la céramique (Ema-Cnifop) de St Amand en Puisaye, qui forme déjà une soixante de stagiaires par an, au métier (mal connu) de potier céramiste, vient de jeter les bases d’un projet européen de formation virtuel sur Internet, avec des Britannniques, de l’Ecole de Wolverhampton, des Tchèques, de l‘école de Kohoutov, et des Nancéens, de l’Université de Nancy, pour la partie technique !
L’idée est de mettre en place un site Internet multilangues “eu-ceramics.eu” dévolu à la formation à distance.
Si rien n’est encore définitif, les échanges se poursuivent, pour finaliser ce projet ambitieux qui mutualisera toutes les compétences.
Il faut saluer cette initiiative et la soutenir, car “le métier, plus ou moins en disparition, souffre d’un déficit d’image”, déclare Denis Maury, le directeur du CNIFOP. Ce site permettra de diffuser les techniques de plusieurs pays, et multiplier les échanges. Bravo au Cnifop de St Amand, qui joue la carte de l’Europe, pour diffuser une formation internationale, à ce métier ancestral et traditionnel de la Puisaye.
__________
Le petit train de Puisaye, le “Transpoyaudun”
Article créé le 28 dec. 2011
Embarquement immédiat ! Pour la visite de notre Puisaye, à travers bois, champs et petites vallées, d’où l’on aperçoit, parfois, les toits rouges de villages blottis parmi les frondaisons, ou ceux, encore plus romantiques d’un château ! L’association des autorails touristiques de l’Yonne qui le gère et l’anime bénévolement, (AATY), créée en 1985, est constituée d’anciens cheminots et passionnés du monde ferroviaire. Son but : préserver le matériel ferroviaire ancien et promouvoir un autre tourisme, plus authentique et bucolique.
Ces amoureux du rail, (120 bénévoles, dont 20 membres actifs !), ont remis en état la vieille ligne SNCF désaffectée, et abandonnée depuis 1938 !
Un grand bravo à son président, Mr Pascal Monange, parisien et d’origine corrézienne, fils et petits fils de cheminots, qui anime cette dynamique assoce, depuis 1991, à qui l’on doit l’animation des gares en saison touristique, l’entretien des machines et des voies, et la sécurisation des passages à niveaux ! Le propriétaire de la voie ferrée longue de 53 km, et qui part de Charny, pour rejoindre St Sauveur en passant par Toucy, est un syndicat intercommunal. Depuis 2002, les riverains et nostalgiques des trains d’autrefois ont la chance d’“entendre siffler le train”, comme dans la chanson de Richard Antony, lorsque celui-ci circule entre Moutiers et Villiers- Saint-Benoit ! Monica vous recommande cette halte, car à deux pas de la gare, se trouve un charmant musée des arts populaires d’antan, où vous visiterez une maison poyaudine typique, avec ses mobiliers et fayences d’autrefois. Les nostalgiques seront ravis de la sérénité qui se dégage de ses murs, et du ravissement que l’on ressent, l’espace d’un dimanche bucolique, à visiter cet endroit paisible et à monter à bord du Transpoyaudun, comme déjà, 8000 passagers ! Longue vie à ce petit train bien de chez nous et à l’association qui l’anime !
__________
*Toucy :
NOUVEAU MUSEE DES VIEUX VEHICULES *
L’association “l’Atelier Bernasse”, fondée en 2010, a créé à Toucy, en septembre 2011, un musée privé de vieux véhicules, dans la 1ère usine de cycles françaises ! En 2012, les visites se feront sur rendez-vous. Situé à 2 pas de notre club de loisirs et village vacances, “La Coulée Douce Poyaudine” à Beauvoir, nous saluons cette initiative qui ne pourra que ravir nos touristes et visiteurs fans de motos et vieilles mécaniques ! Devoir de mémoire
Située sur la route de Fontaines à Toucy, cette ancienne fabrique de cycle a fait vivre jusqu‘à 100 employés jusque dans les années 50. Elle avait été fondée sur les ruines d’une ancienne filature, à la fin du 19ème siècle, par un horloger de Toucy, Maximilien Bernasse.
C’est alors que ce dernier se lance dans la fabrication de cycles et motos, invente notamment les roulettes qui permettent aux petits de prendre sans risque leur premier élan à bicyclette ! Son fils, Fernand, poursuivra son oeuvre. En 1958, l’usine sera rachetée par Roger Boloré, puis en 1980, sa fille y entrepose des livres scientifiques destinés aux éditeurs parisiens ; enfin, l’entrepôt est racheté par des particuliers qui envisagent de détruire ce lieu d’histoire, sauvé in extrémis
il y a trois ans, par Alain Thuret, président de de l’Amicale des clubs Citroën France et collectioneur passionné de mécanique !
Nouvel élan
Deux vieilles mobiletes et un vélo témoignaient encore alors, non sans émotion, de l’histoire des lieux.
L’objectif de ce passionné : faire revivre ce lieu de mémoire et y installer un musée privé qui ouvrira au printemps 2012. Alain Thuret et ses amis ont déjà rassemblé plusieurs dizaines de motos, voitures, vieux moteurs et comptent aussi ouvrir un atelier de restauration. Des événements particuliers, comme des ventes aux enchères, rencontres de fans, etc… seront organisés.
D’autres collectionneurs pourront enrichir le fond. Comme Christian Bousseau, qui a trouvé là un lieu idéal pour abriter la collection de son oncle, (86 moteurs, cinq voitures), lequel rénovait des antiquités dans la cour de sa ferme, en Charente maritime !
L’association sera aidée par le département, à hauteur d’un coup de pouce de 2500 euros, a déclaré son grand argentier, Alain Drouhin.
BELLES MECANIQUES
Et pour rester dans l’auto-moto, signalons que les amateurs de belles mécaniques ont été ravis en ce dimanche 18 septembre 2011, de participer à Toucy, à la première bourse auto-moto, organisée par le club Rétro-Forterre. Les Posches, Ferrari, DS, Gordini etc… ayant attiré de nombreux visiteurs, la manifestation sera rééditée l’an prochain.
Notre club et village vacances “ la Coulée Douce Poyaudine” à Beauvoir, (www.club-lacouleedouce.com), fan de motos, est ravie de telles initiatives qui donnent du peps à notre ravissant petit coin de verdure ! S’il est apprécié de nos touristes internationaux pour son calme, il le sera encore davantage si l’on y trouve aussi des nourritures pour l’esprit et de quoi, entre autres, nourrir ses passions pour les belles motos et mécaniques ! Bon vent donc à toutes ces belles initiatives auto moto !
___________
Cinéma de Toucy
Article créé le 28 dec. 2011
Le Cinélux fait son premier bilan, 4 mois après son déménagement ! Récemment installé près du centre de loisirs, (au carrefour de la rue des Montagnes),Julien Dugay, son gérant, se réjouit, car la fréquentation est plus que satisfaisante.
Les spectateurs, confortablement installés dans une salle bien chauffée, dotée d’un parking de proximité, ont apprécié l’ambiance familiale et les bons films projetés, au nombre desquels “Intouchables”, “la guerre des boutons”, “Mission Noël”…etc..) . Actuellement, le Cinelux affiche 17 séances hebdomadaires, et parfois jusqu‘à 5 films par semaine. Tarifs réduits pour les + de 70 ans, familles nombreuses, et ceux qui habitent à + de 15 km !
Venez nombreux, ne boudez pas votre plaisir du cinéma, dit Julien, car plus il y aura de spectateurs, plus il obtiendra de soutien, et pourquoi pas, d’aides financières pour soutenir ses projets.
80 places.
Monica, le 28 12 2011 - 14:47