Jeux interdits
22 07 2008 - 15:11 - monica
L’une de mes fidèles lectrices m’envoie ce poème de son lieu de villégiature, et c’est avec beaucoup de plaisir que je le mets pour elle en ligne.
J’espère que tu retrouveras la paix de l’âme, ma chère Michèle, et aussi les joies du coeur et que, depuis les mats des bateaux, où tu re-grimperas un jour, tu verras très haut dans le ciel, là-bas, appareiller des nuages porteur d’espoir et de bonheur. A bientôt, ton amie Monica.
J’avais fermé les yeux, caché ma peine.
J’allai brûler mes os sur de lointains rivages,
Et suivre du regard ces larges paquebots,
Naviguant doucement, lumières tamisées
Emportant avec eux les parfums, les couleurs,
Vers des landes obscures et peut être sauvages.
Je suis montée aux mats et j’ai vu dans les nues
Mille choses sanglantes
Comme des oiseaux bizarres et des monstres sifflants.
Depuis ce temps, une rouge ferveur, morsure insupportable
Brûle mon âme, perce mon coeur.
S’ouvre alors le désert sous mes yeux grand ouverts ;
J’attends la paix, la délivrance du passé
O ! l’apple salvateur et rebelle de l’exil
Désir de l’Autre Monde, violent inexplicable.
Viendra le jour et viendra l’heure,
Où tu me reviendras bel Ange, ma déchirure ;
Nous avons en commun cet étrange pays,
Son ciel, ses montagnes, ses murmures, ses cris,
Et la mer cruelle qui nous sépare aussi :
Chant des sirènes, la plainte des abîmes.
Signé : M.A.G.
, le 22 07 2008 - 15:11