Poil à gratter

Du poil à gratter, en veux-tu ? En voilà !

10 04 2006 - 09:29 - Monica

Tout ce qui énerve, agace, vous saoule, nous prend à rebrousse-poil, nous met le moral à l’envers et les nerfs à vif, sera dans cette rubrique.

Du poil à gratter en perspective…
Il faut bien en parler, parce que ça soulage. En vrac ! Allez, on se lâche, on se libère ! Sentez comme ça fait du bien. Cela évite les ulcères et la déprime grave.


Mais, ne vous réjouissez pas trop vite. Je ne vais pas vous parler des PV, des flashs qui déclenchent l’ire de Madame, parce que Monsieur n’a pas levé le pied avant, ni de la déclaration d’impôt pré-remplie, parce que ça, tout le monde adore, c’est bien connu. Non, je vais vous parler de là où je fais exception et où ça me gratte, moi ! Où, évidemment, et pour changer, je me singularise, pour jamais faire comme Madame Toulmonde. Je vais donc vous confier ce que je déteste le plus, quand tout le monde se pâme, se précipite pour en avoir en rab et jubile…

Et pour commencer, les réjouissances dominicales

Ah, que c’est délicieux, un dimanche, parait-il ! (Sur la photo, la rue du Temple à Auxerre, quand les magasins ferment !). Moi, c’est pas ma tasse de thé, du tout ! Parce que ce que j’aime, c’est la vie, l’action. Que ça bouge. Alors, le matin : ça va encore, les boulangeries, certains bars-tabacs-PMU et points-presse sont ouverts. Et y a du monde à la sortie de la messe. Bref, y a de la vie, ça remue un peu. Mais l’après-midi,les souris dansent, et s’en donnent à coeur joie : y a plus un matou dans les rues. Ni blanc, ni gris, ni roux, même pas tâcheté. Personne ! Les boutiques fermées, les places vides et sinistres, les gens qui vont tous au même endroit ensemble. Parce que, tiens, c’est y bête, y a que là où aller ! Parce qu’ailleurs, c’est fermé. Il paraît que ça vous fait craquer, qu’y disent dans les journaux.

Pareil, pour les repas de famille. Une autre savoureuse (et très courue) spécialité dominicale qui moi, me fait pousser des ailes dans le dos, pour me sauver à pas de velours, m’éclipsser en catimini, me faire oublier ! Il doit y avoir que chez nous, où les repas de famille du dimanche midi sont pas possibles. Où Tata sert toujours le même gigot aux flageolets, et où on rabâche les mêmes histoires à pleurer. Où y en a toujours un, pour mettre les pieds dans le plat, au point que le meilleur vin tourne en eau de boudin. Ah oui, j’oubliais le petit plus sur le gâteau du dimanche : les queues au cinéma, aux musées, aux expos, au restaurant. Beurk ! Vous, ça vous électrise les neurones, vous en redemandez ! Moi, ça me fait sauver. Bon, il en faut pour tous les goûts ! A moins que les sondages…

Ah, les séries inoxydables

D’après les sondages, (toujours eux !), vous seriez une écrasante majorité à vous vautrer devant la téloche, le dimanche après-midi. Sans doute, pour regarder du foot, des formules-1 faire vrrroummm, ou Mc Giver en boucle, pour la millionnième fois. Mais en dvd, c’est plus perso. Moi, je zape. Je vais faire un tour dans le jardin, pour m’aérer les méninges.

Ah, encore un truc craquant, c’est les émissions religieuses du dimanche matin, vous ne trouvez pas ?

Le jour sacré des familles

Et l’après-midi, les familles entières, avec gosses, mémé et landaux, qui se promènent sur la route, le nez en l’air. Et que tu croises en manquant de les écraser, tous ! Forcément, ça surprend. D’habitude, y a pas un lapin, sur cette route. Evidemment, faut bien qu’ils soient quelque-part, les gens, puisqu’ils ne sont plus dans les magasins, ni au bureau, ni dans les rues des villes.
Alors, ils se retrouvent tous sur les routes de campagne : logique (et débile) ! Comme si la route était un endroit pour se dégourdir les gambettes. Y a les potagers, vous me direz, où la mauvaise herbe attend une main secourable et compatissante. Les forêts, où dès les beaux jours, percent les jonquilles et fleurissent les clochettes de mai. Les petits chemins creux qui invitent à la promenade, et sentent bon la noisette… Mais non, c’est la route, qu’ils choisissent, parce que Mémé peut s’y promener en charentaises, et que la poussette ne risque pas de s’embourber.

Ah, les vacances ! Le doux mot qui fait rêver !

Au magasin des articles que tout le monde adore par dessus-tout, la période Juillet-Août occupe une place prépondérante, et pour tout dire, carrément indétrônable au rayon des réjouissances. Parce que c’est évidemment à ce moment- là qu’il fait le plus beau, normalement, chez nous. Au point qu’on peut plus sortir de chez soi, pour peu qu’on habite un endroit touristique. Où, vaut mieux même, se cacher, si l’on déteste la foule. Parce que la charcutière d’habitude aimable, vous mord, dès que vous ouvrez la bouche ! Parce que votre menu habituel a pris la fièvre, et 30%, au passage ! Parce que la queue au boulanger, vous force à manger du pain congelé, toute la semaine ! Et parce que y en a marre, que la petite rue commerçante, où en Juin et Septembre, il fait si bon flâner en humant l’air estival, ressemble désormais au quai du métro, aux heures de pointe !

Dieu, que c’est jouissif, tout ça !

Mais les vacances sont encore loin et revenons à la vie de tous les jours, pour quitter ces menus plaisirs, et en retrouver d’autres, encore plus excitants. Ah ! Que c’est bon de se défouler ! Vous devriez essayer, mais gentiment. Comme le jeune homme sur la photo. Faut jamais s’emporter.

Ceci dit, il y a des grincements de dents et des claques qui se perdent ! En particulier, celle que j’ai envie d’aministrer aux employés des magasins qui collent, la langue entre les lèvres de plaisir, cousent à petits points serrés ou agrafent avec rage les étiquettes sur tous les articles qu’on achète ! Et que donc, vous devez tous plébisciter en masse, puisque personne ne s’en plaint.

Etiquette, l’ennemi à abattre

Je dois être seule à passer un temps fou à les décoller, ces maudits timbres avec le code-barre imprimé dessus, collé sur le bord de la tasse de mon nouveau service ou à les découdre, au dos du tee-shirt rose, que je viens de m’offrir ! Quand je ne me pique pas les doigts, en tentant d’ôter l’agrafe de la couverture d’un cahier. L’étiquette, c’est ma bête noire ! Vous avez remarqué comme ça gratte, entre les omoplates, si on l’y laisse ? Et comme la colle adhère, et résiste à tous les dissolvants ? La seule colle qui devrait être provisoire, celle-là, elle s’accroche, et croyez-moi, elle tient ! En plus, ils pourraient pas la mettre ailleurs, que sur le dessus, bien en évidence ? Ou faire en sorte qu’elle se découse facilement ? Ou encore, choisir une colle qui fonde sous l’eau ou se dilue à l’eau ! Mais non, faut qu’ils nous embêtent, qu’ils nous gâche la vie, ou même le nouveau vêtement. Parce que, pour couper le fil et découdre l’étiquette, avec précaution et sans faire de trou dans le tissus, c’est coton ! La cerise sur le gâteau, c’est quand la caissière à oublié d’enlever l’anti-vol ! Là, faut les grands moyens ! Car, vous vous voyez courir au magasin ?

C’est tout pour aujourd’hui

A ce propos, (au sujet des magasins !) aujourd’hui, je ne vous dirai rien des articles introuvables dans toute la ville, des codes barres perdus à la caisse, des produits errants, qui changent de place… Ce sera pour une autre fois.

Voilà, je vous laisse à tous ces délices de la consommation, qui vous ravigotent le moral, rien que d’en parler ! Oh, la liste n’est pas exhaustive. Votre Monica en a tout un stock, mais il faut en garder pour la bonne bouche…

Et surtout, si vous avez, vous aussi, vos ennemis persos, qui vous donnent des aigreurs d’estomac, de l’urticaire ou des envies de tout casser, n’hésitez pas, écrivez-les moi !

J’en ferai un tableau craquant !

Monica, le 10 04 2006 - 09:29

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Parisienne, Monica a un jour, posé ses valises dans ce petit coin de Bourgogne et a appris à l’aimer. Son voeu est de vous faire partager ses coups de coeur. Longtemps journaliste, elle aime aujourd’hui recevoir en toute convivialité amis et visiteurs dans sa Maison Meublée d’Auxerre, Les Violettes où elle a ouvert trois charmantes chambres d’hôtes… Pour le plaisir de partager sa belle région avec ses visiteurs et amis de passage.


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