Le festival d'Auxerre "Musique et cinéma" est moribond ! Amis icaunais, levez-vous pour tenter de le sauver !
6 02 2009 - 14:18 - monica
Amis Icaunais et Auxerrois, resaisissez-vous ! Et sauvez votre festival « Musique et Cinéna »
Au nom de la crise et de saines économies à réaliser, notre Conseil Général, sous la houlette de son Président, Monsieur Jean-Marie Rolland, vient de sacrifier notre festival « Musique et Cinéma » ! Ce n’est pas seulement une très mauvaise nouvelle, mais en plus, une décision bien peu avisée. Alors, chers amis, si vous avez la moindre influence, si vous aimez le cinéma et la musique, sans parler des stars du showbiz, que ce festival déplaçait et mettait à notre portée, l’espace de quelques jours, ou même, d’une seule soirée, et surtout, si vous aimez votre ville et comprenez que c’est elle la victime, je vous en prie, resaisissez-vous, et réagissez promptement !
A vos protestations…
Parfois, les politiques et nos élus, sous le joug de pressions, ne savent plus à quels saints se vouer, et où donner de la tête et du porte-monnaie, pour faire plaisir à tous. Des sous, des sous ! Ils entendent ça à longueur de journée, et ce ne sont pas les échos alarmants de la rue qui contrediront ces incantations.
Donc, excit, (je cite ) “le plus bel évènement de l’année icaunaise”, sacrifié sur l’hôtel des “priorités” ! Et à lire les réactions qui s’inclinent très diplomatiquements devant les généreuses priorités du Conseil Général, on est un peu”géné.”Tellement de “compréhensions, si courtoisement exprimées, et si gentiment assorties de regrets laisseraient presque à penser que le Versailles du Roi-Soleil (et ses courtisans), sont à deux pas.
Un mauvais choix
Votre Monica préfère dire tout net ce qu’elle a sur le coeur et sa désaprobation. Alors, puisqu’il faut à tout prix faire des économies, plutôt que de choisir drastiquement le chemin difficile de la réorganisation des services, se restreindre sur les gommes et le papier, en utilisant ses deux faces, recto/verso, et du crayon, pour les brouillons, ou en choisissant moins d’éparpillement, moins de gadgets, moins de frais inutiles, moins de déplacements, de belles autos, de coktails, de réception pour le beau monde et de petits fours, on tranche dans le vif et là où, tout de suite, (même si ça fait mal !), la saignée va être juteuse, car l’économie des dépenses, pour organiser le festival « Musique et Cinéma, » vont quand même permettre de garder dans les coffres, pour d’autres usages, la bagatelle de 600 000 euros. Une somme !
Courte vue et manque de perspective
Evidemment, voilà un beau magot : de quoi relancer la consommation, l’aide aux communes et l’investissement ! (Mais pour combien de temps ?)
En effet, bien gérer nos dépenses, c’est à dire avec clairvoyance, intuition et intelligence, nécessite de continuer à investir sur l’avenir, en veillant à ne pas sacrifier demain à aujourd’hui, même si l’époque n’est pas à la fête. En tout cas, l’idée de sacrifier
sur l’hôtel des priorités 9 années d’efforts ne me paraît pas une bonne idée.
Faire s’écrouler une construction de longue haleine qui avait déjà nécessité de lourdes dépenses, et qui s’inscrivait dans la durée, comme notre festival, témoigne en effet, non seulement d’une courte-vue, mais surtout, d’un manque de discernement. Même si la principale intéressée, Maryse Labé, exploitante du Ciné Casino à des mots très diplomatiques pour “comprendre” la décision funeste du Conseil Général.
Un festival lourd d’investissement
Certes, une telle manifestation était très lourde à porter pour notre département. Qui le conteste, personne !
Certes, ses retombées économiques immédiates n’étaient nullement en rapport avec les sommes investies, si l’on ne considère que les quelques 600 nuités qu’il apportait.
Mais considérer ce festival comme du “superflu”, c’est voir le problème à l’envers, et regarder l’avenir par le petit bout de la lorgnette ! C’est ainsi, ne pas considérer à sa juste valeur, l’énorme impact émotionnel et artistique de l’événement, et à quel point il concourait à la renommée de notre ville ! Et ce, bien au delà des frontières de notre département et même, de l’hexagone !
Et pourtant, un nom et une renommée, à défendre et promouvoir !
Jusqu’ici, seule l’AJA portait loin la renommée et le nom de notre ville, au coeur de la planète foot internationnale.
Depuis, le festival, des gens venaient à Auxerre, pour la musique
et pour des films, pour des stars et pour un événement unique en son genre, en France. Par ce biais, elles découvraient une ville d’art et d’histoire merveilleusement préservée, au charme discret et tellement méconnu ! Une région surprenante, si proche de Paris et si étrangement ignorée, malgré ses vins et ses richesses patrimoniales !
Et de retour chez elles, elles en parlaient et racontaient leur découverte. Et cela faisait boule de neige. L’on se disait dans les chaumières du bout du monde ou celles de la capitale : “Oui, l’année prochaine, il faudra revenir, et mieux encore, avec des amis, pour partager un moment rare et unique” ! Désormais, y aura-t-il une raison de revenir l’automne prochain à Auxerre ?
Hélas, grâce à notre Conseil Général, notre petite ville se rendormira dans les frimas de novembre, pour attendre, non sans nostalgie, le marché de Noël ! Si toutefois, la mairie lui emboîtant le pas, ne le supprimera pas à son tour, comme les guirlandes de lumières, elles aussi sacrifiées. De quoi remonter le moral de nos troupes et redonner confiance à tous !
Un festival abattu en pleine jeunesse
D’année en année, depuis 9 ans qu’il avait été lancé, notre festival « Musique et Cinéma » commençait à prendre racine dans les habitudes du show biz, à devenir un rendez-vous rituel de fin de saison, pour beaucoup d’Icaunais, mais aussi des Franciliens et Parisiens ! Une petite flamme qui brillait dans la nuit automnale, après le départ des derniers touristes. De quoi clore la saison en beauté, et réjouir hébergeurs et restaurateurs.
Et qui, pourtant creuseait son sillon…
Le temps aidant, insensiblement, il gravait le nom d’Auxerre dans des esprits parisiens et étrangers, ceux des people, mais aussi, de bien d’autres simples amateurs de musique et de cinéma, qui n’hésitaient plus désormais à faire le déplacement. Bref, notre festival « Musique et Cinéma » finissait par faire briller une aura autour de notre cité, pas seulement faite de strass et de paillettes. Oui, insensiblement, c’est tout Auxerre et au-delà, tout le département de l’Yonne, qui lentement mais sûrement, sortait de l’ombre, et tout entier montait sur la scène !
Laisserons-nous notre région se faire dépouiller ?
Nous venons de perdre nos cornichons, et maintenant, c’est notre festival qu’on abat, sans cérémonie et sans état d’âme. N’allons-nous pas réagir ? Alors qu’il sufirait d’une énergique restructuration des services de notre Conseil Général, pour économiser de l’argent ! Certes, ce serait plus difficile, et autrement plus contraignant.
Mais, est ce que ces pisse-froids, avec notre compréhension docile, notre assentiment silencieux, myopes et ignorants tout du marketing, ces comptables à la petite semaine et à la vue courte, qui ont mis notre festival à terre, se doutent de ce qu’ils ont fait ? Certainement pas, ils sont seulement fiers de leur victoire.
A nous de réagir !
En effet, est ce qu’ils savent combien il faudrait débourser, en publicité, pour imposer aussi loin et aussi fort, notre image de marque et notre nom ? Bien au delà de nos frontières et même,
des océans ?
Lorsque l’on sait que les usines qui ferment dans nos environs, ne réouvriront pas. Et que celles qui les remplaceront peut être un jour, ne sont pas encore inventées et que nous n’avons que notre histoire, et les monuments qu’elle nous a laissée en héritage pour nous faire vivre, nous réaliserons, mais trop tard, la contribuon de ce festival à notre image de marque et au final ce que cela coûterait de le relancer. Alors, nous réaliserons ce que nous avons stupidement perdu.
Parce que ce ne sont pas nos monuments qui nous feront vivre, si personne ne les connaît. Ce ne seront pas davantage, nos belles pierres, riches d’histoire, si rien ni personne ne les auréole, qui attireront des gens chez nous, ni un soleil, ni une mer azuréenne, que nous n’avons pas !
Que nos yeux pour pleurer
Oui, désolés, nous ne pourrons que regretter notre courte vue, car un festival comme celui d’Auxerre, une fois assassiné, ne se relève pas, tel le phénix, de ses cendres ! Avoriaz, Cognac n’ont pu ranimer leurs festivals, nous devrions en prendre de la graine !Trop de gens, (à gauche, comme à droite !), qui voulaient sa peau, sous le prétexte qu’il n’était pas immédiatement assez juteux en terme de retombées économiques, pavoiseront, trop contents d’avoir pu (enfin !), imposer aux autres leur myopie et leur aveuglement.
Réagissez !
Alors amis Icaunais, si vous comprenez ce que nous allons perdre, bien au delà du spectacle et des paillettes, si vous saisissez qu’il s’agit d’un édifice patiemment érigé, pierre à pierre, depuis déjà 9 années, que l’on va mettre à terre, et qui ensuite, ne sera plus qu’un regrettable tas de briques fumant, vous comprendrez qu’il n’est que temps pour réagir et poster votre commentaire. Pour une fois, sortez de votre tanière ! Et participez à sa défense !
N.B. Est ce que la crise ne frappe pas partout, plus ou moins ? Alors dites-moi, pourquoi, par exemple à Gerarmer, petite ville touristique des Vosges, les autorités locales n’ont-elles pas, elles, sacrifié leur festival sur l’hôtel de la crise ? Peut-être, avec une longueur d’avance et un grain supplémentaire d’intuition, ont-elles mieux compris que nos responsables, le nez sur le guidon, l’intérêt vital sur le plan économique, de préserver leurs atouts touristiques.
, le 6 02 2009 - 14:18