Poil à gratterL'histoire d'une amitié sabotée...24 06 2007 - 13:04 - monica
Raconter, ça aide, raconter, ça sauve ! N.B. J’ai mis un agneau en illustration de cet article, mais il manque le loup… Patience. L’agneau, bien sûr, c’est moi ! On s’en veut, après coup d’avoir été si bête ! Mais apprendre à ne plus se faire croquer, c’est une autre histoire.
Ceci dit, l’important, c’est de dire les choses. Pour qu’elle ne me restent pas sur le coeur. D’ailleurs, je vais cacher ce récit dans le ventre secret de mon blog ! Là, où il faut le traquer et vraiment vouloir aller le chercher, pour le trouver. Astuce, je vais mettre une fausse date. Tiens, exactement, celle de l’année dernière. Oh non, je ne vais pas exposer ces confidences en première page ! D’abord pour que celle qui a abusé de ma gentillesse, ne tombe pas dessus, parce que, à à coup sûr, cela la défriserait. Dieu sait comment elle réagirait ! Et puis aussi, par discrétion. Le loup et l’agneau…ou comment se faire croquer ! Alors, voilà les faits ! Je m’en veux. Je m’en veux terriblement, parce que je suis tombée dans le panneau ! Une fois de plus. Hélas. Il faut que je m’imprime cela dans la tête : je ne peux pas avoir d’amie. Cela doit être une punition, pour un forfait commis dans une autre vie, l’expression d’un karma négatif, il faut que je m’y fasse. Pendant des années, j’ai essayé de m’en consoler, en ne sortant pas de chez moi. En ne voyant personne. Certains diraient que c’était une fuite. Moi, je ne sais pas. Je voulais seulement me contenter de ce que j’avais, sans rechercher l’inaccessible. Et là : pouf ! Je la rencontre. Effet soleil…Attention danger ! Elle me plaît tout de suite, pour son sourire rayonnant, ses projets, son discours. Elle est si avenante, si ouverte, si sympathique. Aussi attirante que la belle pomme rouge et brillante de Blanche Neige ! Des signes que je néglige… Bien sûr, elle parle un peu fort, mais ce n’est pas grave, à peine un défaut que je me dis, en mon for intérieur. Se méfie-t-on d’une soeur, d’une proposition séduisante, d’un rayon de soleil ? Non, pas assez souvent, et c’est dommage, car c’est oublier que le soleil justement, peut vous brûler gravement. Aujourd’hui, je sais que je n’ai voulu qu’être gentille avec elle et que cela me retombe sur la figure. Durement. Une claque ! Il ne faut pas faire ami-ami avec le loup ! Ou alors, se muer en loup soi-même. Les leçons de la vie Est ce qu’il faut être méchamment punie, pour avoir voulu se montrer gentille ? Est ce une tare de vouloir aller vers les autres, les aimer, gratuitement ? Dans certains cas, peut être bien, lorsque cette gentillesse ne s’accompagne pas d’une prudence élémentaire et d’une discrimination futée. Sans doute, est ce une leçon que mon ange gardien m’envoie, pour tenter de me guérir de mon manque de vigilance. L’histoire Au début, ai-je pensé : quel toupet ! Elle n’a pas froid aux yeux. Et ça me plaisait plutôt. Notre société est si conservatrice, si figée. Pour s’imposer, et parfois s’opposer aux forces établies, à ceux et celles qui se sont installés dans le fromage et en barrent jalousement l’accès aux autres oui, avoir du toupet, cela peut aider ! Les cénacles sont fermés. Protégés par des murailles aussi épaisses qu’infranchissables. Sans le mot de passe, le “Césame-ouvre-toi,” seulement donné aux initiés, on n’entre pas, on reste dehors ! Alors, oui, cent fois oui, avoir du toupet peut aider à faire tomber des barrières, à élargir des paradigmes, à ouvrir le monde. A changer les choses. Mais très vite, j’ai réalisé que ce toupet se muait un peu trop souvent à mon goût… en culot. Voire même, en provocation. Et cela devenait gênant. Elle m’avait prévenue pourtant : j’aime déranger les autres, m’avait-elle confié. J’AURAIS DU FAIRE ATTENTION ! En cuisine, pour réussir une recette, il faut respecter les proportions. Mettre trop de sucre, ou trop de sel, et tout est gâché. Et bien, en société, c’est pareil ! Tout est dans le dosage. Cela aurait dû me faire tilt. Prise à mon propre piège ! Lorsque le feu clignote à l’orange, la moindre des choses est de ralentir… Mais voilà, j’avais trop envie de poursuivre l’aventure avec elle. D’autant que j’adhérais à 100% à son projet. L’occasion était fantastique, j’avais envie de le développer avec elle. J’y croyais. Je voulais que ça marche. Alors, j’ai fait taire mes réticences. Et puis, elle avait besoin de moi, et j’aime ça. Cela me donne l’impression d’être utile. Alors, je lui disais oui, je négligeais des mises en garde discrètes, jusqu’au jour où je me suis rendue compte qu’elle s’appropriait tout ce que je faisais. Comme si j’étais sa chose. Et là, j’ai commencé me sentir exploitée et à ruer dans les brancards. Cela ne lui a pas plu, forcément. C’était un peu inattendu pour elle, que l’agneau se rebiffe. D’autant qu’elle aussi, avait besoin de moi. Alors, elle a mis un peu d’eau dans son vin, juste assez, pour que je me calme. Et elle a continué à m’instrumentaliser de plus belle. Sans vergogne. Au milieu de la toile d’araignée J’en suis convaincue, il y a sûrement des bêtes qui endorment leur proie, pour les dépecer plus facilement. C’est vrai que je me laissais faire. Pour le plaisir de me montrer gentille. C’était bon d’avoir une amie ! Vous voyez comme on peut se mentir à soi-même. Se tromper. Il ne faut jamais faire ça. C’est donner le bâton pour se faire battre. le coup de massue !!! Et puis, est arrivé le mensonge pur et simple. Clair comme du cristal ! L’instrumentalisation évidente, grosse comme un camion qui vous fonce dessus. Et boum ! Houafff…Patatras… Votre Monica en a pris plein la figure. A volé en éclats. Et elle, elle a trouvé ça drôle ! Renversant de drôlerie, à s’en taper les côtes. Tout ce qu’elle retenait était qu’elle avait provoqué une personne qu’elle avait dans le nez. A mes frais. J’étais KO, au tapis ! Mais cela, c’était “peanuts.” Dégagez, y a rien à voir ! J’ai ramassé les morceaux éparpillés, comme le magicien à barbe blanche des “Visiteurs en Amérique,” après qu’il ait explosé. Et suis partie, sans demander mon reste. La vérité m’explose à la figure ! Bon, après cela, je ne pouvais plus me dissimuler la réalité. Cette propension qu’elle a à l’ostentation, ce goût pour la provocation, cette renversante façon de se foutre de la gueule du monde, de tirer systématiquement la couverture à elle, en évinçant l’autre, sans ménagement ou en s’en servant… Comme un vampire suce le sang de sa victime. Comme s’il n’était rien, n’avait rien à dire, ne sentait rien…N’éprouvait rien ! Cette façon d’instrumentaliser ses amis (es) en riant, de se servir d’eux et devant leur dépouille, d’éclater de rire. ...Et puis d’affabuler constamment, en s’étonnant que ça marche. Le chat et la souris Elle fantasme et ne cherche qu’à vous posséder. Comme un enfant, lance des ballons en l’air, pour voir où ils retombent. En riant, elle vous prêtera gentiment sa balle, vous indiquera même la direction et se félicitera de sa chance, lorsque celle-ci cassera le carreau de sa voisine. Vous n’aurez rien vu, mais senti la gifle de la dite voisine vous brûler la figure, avant d’avoir réalisé, pendant qu’elle aura pris la poudre d’escampette ! On se sent humilié, trahi, croqué vif, dépossédé de soi-même. Et si furieuse, l’envie vous prend de la poursuivre, pour lui demander des comptes : elle haussera les épaules. N’écoutera rien, vous privera de parole. Elle seule a raison. Elle rira de votre déconvenue et vous reprochera de ne pas savoir jouer. Point barre. Et vous comprendrez, mais un peu tard, que vous vous êtes fait avoir. Inutile de vous préciser comment on se sent après, surtout lorsqu’on n’a plus depuis longtemps l’âge de la marelle : écrabouillée, piétinée, comme une crêpe passée au rouleau compresseur. Voilà toute mon histoire. Cette histoire, amis (ies) internautes, il fallait que je vous la confie,. Si vous avez vécu quelque-chose de semblable, merci de m’apporter votre témoignage. La morale de cette histoire est sur la photo : amis, le loup et l’agneau ? , le 24 06 2007 - 13:04 |
Mais aujourd’hui, j’en ai fait l’amère expérience : la pomme était empoisonnée ! De la poudre aux yeux. Une poudre de Perlin-Pinpin, fine, scintillante, comme celle d’une fée, mais trompeuse…Une sorte de miel, pour faire tomber les candides abeilles. Enfin, un piège !
Certes, elle ressemble bien à quelqu’un que j’ai connu de très près jadis, qui a partagé ma vie et ne m’a laissé aucun bon souvenir ! Que des blessures. Mais je chasse cette idée saugrenue. Et puis, les hasards de la vie : je la revois, je ne sais même plus en quelle occasion. Et nous avons le sentiment de nous connaître de longue date. Sa maison est hospitalière. On y entre un peu comme dans un moulin, c’est inattendu, mais au fond, cela me plaît. On peut être simple avec elle, sans masque. On croit qu’on peut se livrer, être soi, et c’est si rare, comme entre amies, complices, presque entre soeurs ! Alors, elle me conquiert facilement, moi qui aime tant la spontanéité et la fraternité. Et je ne me méfie pas.



