Poil à gratterNotre société marche sur la tête ! (Suite) 8 07 2008 - 13:22 - Monica
L’autre jour, chez des amis à Auxerre…
J’essaie de calmer le jeu, en lui faisant remarquer qu’il appartient à nos députés de voter une loi, si la nation souhaite réduire le salaire de nos élus et ministres, et qu’elle n’a donc qu’à s’en prendre à eux, les représentants du peuple. Cette précision ne la calme pas pour autant, et elle balaie mon argument d’un coup de torchon rageur sur sa table. Or, il se trouve que les Bleus, quelques jours plus tôt, ne se sont pas particulièrement illustrés lors de leur dernière prestation et n’ont pas glorifié notre drapeau. Ce qui me surprend, c’est que notre dame ne s’en est pas prise à ces joueurs, pourtant dorés sur tranche, et dont les services qu’ils rendent à la nation, (où étaient passé les attaquants ?), sont, quand même, sans rapport avec ceux d’un Président de la République.
Or, il se trouve que Monsieur Nicolas Sarkosy, que vilipendait notre amie, gagne en un mois, oui vous me lisez bien, en un mois, ce que Djibril Cissé touche… en un jour ! Alors ? On remet tout ça à plat, et l’on revoit les salaires des uns et des autres au résultat ? Chiche !
Et les lettres du courrier des lecteurs de l’Yonne Républicaine “Réveille-toi, oh toi qui dort !” Appelait le 10 juin, un habitant d’Auxerre, qui aurait fait écho à notre amie. Lui aussi trouve, qu’en période de disette programmée, (la lettre se trouvait juste au-dessus de celle d’une dame dénonçant la vie très dure des étudiants qui doive travailler,) il faut diminuer “de manière drastique” les salaires de tous nos élus ! Ca va chauffer dans les Landernau politiques de droite comme de gauche. L’exemple doit-il venir d’en haut ? A force de prêcher pour encourager nos concitoyens à se serrer la ceinture, les Français les plus hargneux risquent de se retrouver nombreux à descendre dans la rue, pour réclamer que les élus alignent leurs indemnités sur le SMIC. A moins que ce ne soit l’inverse. Dans un pays doué pour la révolte, une telle posture, dans le contexte incontrôlable actuel, de récession, d’inflation, de morosité boursière, de flambée des prix du baril et de consommation en berne, risque prochainement de jeter de l’huile sur les feux des mécontentements des uns et des autres. La hargne risque de faire tâche d’huile. Mais pour en arriver où ? Car ne n’est pas en montant sur ses grands chevaux qu’on s’enrichit, ni d’ailleurs, qu’on résoud ses problèmes. Au contraire.
Cependant, quelque chose me titille : la dame qui s’offusquait des conditions de vie de sa fille étudiante en pharmacie, devrait aller interroger les futurs collègues de celle-ci, pour voir si, par hasard, ces commerçants qui ne font pas partie des citoyens les plus démunis, ne seraient pas d’accord pour augmenter les bourses des étudiants, en acceptant une hausse (déjà colossale !) de leurs charges sociales ! Monica, le 8 07 2008 - 13:22 |
Cette précision ne la calme pas pour autant, et elle balaie mon argument d’un coup de torchon rageur sur sa table. Or, il se trouve que les Bleus, quelques jours plus tôt, ne se sont pas particulièrement illustrés lors de leur dernière prestation et n’ont pas glorifié notre drapeau. Ce qui me surprend, c’est que notre dame ne s’en est pas prise à ces joueurs, pourtant dorés sur tranche, et dont les services qu’ils rendent à la nation, (où étaient passé les attaquants ?), sont, quand même, sans rapport avec ceux d’un Président de la République.
Or, il se trouve que Monsieur Nicolas Sarkosy, que vilipendait notre amie, gagne en un mois, oui vous me lisez bien, en un mois, ce que Djibril Cissé touche… en un jour ! Alors ? On remet tout ça à plat, et l’on revoit les salaires des uns et des autres au résultat ? Chiche !
A force de prêcher pour encourager nos concitoyens à se serrer la ceinture, les Français les plus hargneux risquent de se retrouver nombreux à descendre dans la rue, pour réclamer que les élus alignent leurs indemnités sur le SMIC. A moins que ce ne soit l’inverse. Dans un pays doué pour la révolte, une telle posture, dans le contexte incontrôlable actuel, de récession, d’inflation, de morosité boursière, de flambée des prix du baril et de consommation en berne, risque prochainement de jeter de l’huile sur les feux des mécontentements des uns et des autres. La hargne risque de faire tâche d’huile. Mais pour en arriver où ? Car ne n’est pas en montant sur ses grands chevaux qu’on s’enrichit, ni d’ailleurs, qu’on résoud ses problèmes. Au contraire.



