PortraitsLa vie de Saint Germain 7 01 2007 - 01:52 - monica
S’il est un personnage que tout Auxerrois digne de ce nom devrait connaître, c’est bien celle de ce saint évêque, illustre et grand, tant par sa personnalité, sa spiritualité, que par son incroyable destin. Certes, il vécut en un temps si éloigné de nous (le cinquième siècle après J.C.) que tout ce qui concerne cette époque nous est parfaitement étranger. Il faut donc, pour mieux le cerner, faire un grand saut en arrière, et nous situer en cette époque quelque peu agitée, qui signe le déclin de l’empire romain, puisque notre homme était un aristocrate, fils d’une puissante famille auxerroise.
L’histoire débute à Auxerre, dèjà chef-lieu de département Autesiodurum, (devenue Auxerre,) fondée par les Romains au 1er siècle de notre ère, était, 3 siècles plus tard, déjà le chef-lieu d’un département romain. Ces premiers siècles étaient des temps troublés par des invasions germaniques, crises sociales et révoltes populaires. La ville doit se protéger derrière d’épaisses murailles. Elle devient siège épiscopal, probablement au cours du 3ème siècle, et deux cents ans plus tard, capitale d’une province qui va du sud de l’Yonne, aux rives de la Loire. Là, dans cette ville-capitale, naît vers 378, au sein d’une famille riche et puissante, un garçon au destin prometteur, que sa mère Germanilla, et son père Rusticus, (un haut magistrat de la ville,) nomment Germain. La famille appartient à l’aristocratie gallo-romaine, et ses membres sont de fins lettrés, qui font carrière dans la politique ou la haute administration romaine. Le jeune Germain reçoit donc une éducation soignée, d’abord en Gaule, puis à Rome, où il parachève son droit et devient avocat. Un jeune homme promis à un brillant avenir
Quasi immédiatement, les distinctions et les honneurs le couvrent de gloire. Certains doivent attendre et mériter, d’autres reçoivent tout, sans bouger le petit doigt. Voici donc notre jeune fringant avocat, distingué par le Préfet des Gaules qui siège à Autun, et désigné pour recevoir de hautes charges civiles et militaires. Peut-être, fut-il investi, selon la légende dorée, de la charge de Gouverneur de la Bourgogne. Ce qui ferait de lui, le premier des ducs, qui bien plus tard, s’illustreront dans notre histoire, sous le nom de ducs de Bourgogne ! Ce qui ne serait que justice, puisqu’il gouvernait une province immense qui s’étalait jusqu’aux rives de l’Atlantique ! Un people du temps passé Comme tous les fils de bonne famille, Germain, (qui était païen), était un jeune noble qui menait grand train, allait à la chasse, et participait à toutes les brillantes fêtes qu’organisait sa classe sociale. Pour le situer, disons qu’il faisait partie des “people” de l’époque : il aimait, à l’instar de tous les jeunes dorés sur tranche de tous les temps, faire le malin et ne négligeait pas, parmi d’autres caprices, de se faire admirer, comme la star qu’il était. Il possédait au milieu de la ville un pin puissant, aux branches desquelles il aimait suspendre ses trophées de chasse, pour qu’on puisse admirer son habileté. Saint Amatre, l’évêque de la ville, lui-même fils d’une très riche et très puissante famille, et qui, comme tous les religieux haut placés de noble et puissante lignée, fréquentait la haute société, ne manquait pas de lui reprocher sa vanité, en lui demandant de faire abattre cet arbre ! Bien sûr, notre vaniteux, qui n’avait ni Gala, ni les magazines people pour étaler sa suffisance, s’y refusait. Si bien que l’évêque Amatre, obstiné, fit couper l’arbre ! Le temps passa Le fringant jeune seigneur prit un peu de la bouteille et Amatre vieillit. Une vingtaine d’années passèrent. Le destin se noue A cette époque, tout prêtre, à fortiori un évêque, était persuadé que Dieu guidait chacune de ses décisions, fut-elle totalement arbitraire. Autant vous dire que le libre arbitre de tout un chacun, ne comptait guère, à côté d’une inspiration divine ! La suite de l’histoire est tout aussi incroyable : Amatre rendit son âme à Dieu, comme il l’avait préssenti, et le peuple, sans doute, poussé par la même inspiration céleste, en provenance directe de Saint Pierre, proclama Germain, évêque ! Voilà comment les choses se passaient en cette époque. C’est ainsi que, du jour au lendemain, sans rien avoir demandé à personne, notre aristocrate reçut la prêtrise et l’épiscopat et se vit, par la même occasion, chargé des affaires du ciel. Comment réagit-il ? La grande question Sur le moment, personne n’étant dans sa tête, nul ne le sait. Il dut prendre un peu de temps pour digérer la nouvelle et accepter le sort que Dieu avait choisi pour lui. (Il faut se rappeler qu’à cette époque, ce n’était pas les hommes qui étaient censés décider de leur destin, mais la divine Providence et que nul n’était autorisé à s’y soustraire.) Un nouveau départ Notre homme fut-il d’un coup de baguette magique, frappé par l’esprit saint ? En tout cas, raconte sa légende, il choisit la voie du renoncement : de bon vivant, le voilà qui fait preuve d’ascèse, qu’il renonce à la soie, pour le cilice, rude chemise de toile qui écorche la peau, et mortifie son corps, renonce à la bonne chère, pour choisir un jeune perpétuel (il ne mangeait que le soir !) et à tous les plaisirs, en général, au point, comme Saint Martin, de donner ses habits aux pauvres, ou plutôt ce qu’il en restait, puisqu’il les usait jusqu’à la corde. Il allait donc en haillons, dormant sur une planche. Que devint son immense fortune familiale, ses propriétés et domaines d’Appoigny, Toucy ou Varzy ? Il les légua à l’Eglise, à son diocèse et à sa cathédrale. Et décida de se retirer dans la solitude d’un monastère. C’est ainsi que selon la légende dorée, de pêcheur invétéré, il devint saint homme ! Tout à fait édifiant. Moi, je veux bien croire les récits des auteurs antiques, mais je garde une certaine réserve, tant l’histoire tient effectivement du miracle ! Si conversion il y eut, elle dut s’étaler sur de nombreuses années et procéder d’une lente prise de conscience, d’une évolution spirituelle qui déboucha sur un éveil. L’évêque : un homme investi d’une mission, tant matérielle que spirituelle Ce qui est attesté, en revanche, c’est que les évêques détenteurs de l’autorité publique, étaient à cette époque, aussi les gardiens de l’ordre moral et politique, (un peu comme aujourd’hui, Naissance d’un diplomate Un jour, une douzaine d’années après avoir été touché par la grâce, Germain, revenant de Bretagne (Angleterre), réalise combien sa cité natale croule sous les impôts. Dérechef, le dévoué pasteur décide alors d’aller plaider sa cause auprès des autorités installées à Arles, siège de la Préfecture des Gaules. Au cours du périple, le saint homme se fait voler son cheval, pendant son sommeil. Miracle, le voleur, un malheureux va nu-pied, revint rendre le cheval mal acquis. Non seulement Germain lui pardonna, mais lui donna en récompense de son geste, de quoi se vêtir. (Peut-être, partagea-t-il ses haillons en deux ?) Des miracles, A Arles, Germain rencontre le Préfet Auxiliaris, guérit comme par miracle l’épouse malade de ce dernier et obtient en témoignage de sa gratitude, un allègement fiscal conséquent pour sa cité. Cette réussite l’auréola d’un grand prestige auprès des Auxerrois et lui donna la réputation d’être le défenseur des humbles. Il faut dire que les campagnes sont secouées par des révoltes incessantes (que l’on nommait bagaudes). Ruinés par le fisc, artisans, paysans, sont victimes de pillages, quand ce ne sont pas carrément des réquisitions de la part des armées romaines. Bref, l’époque n’est guère hospitalière, des pauvres ères forment des bandes de pillards. Un jour, sur l’ordre du général Aetius qui régente l’empire, aux côtés de l’impératrice Galla PLacidia (390-450) des troupes de barbares germains fédérés à Rome, se mettent en mouvement pour aller écraser les rebelles, commandés par leur chef Goar. Saint Germain s’approche de Goar et grâce à son autorité, l’immobilise et le persuade de faire marche arrière. Convaincu par l’autorité du Saint homme, Goar, le Barbare, lui demande tout de même d’aller quérir à Ravennes, alors capitale de l’empire romain d’Occident, une confirmation de l’ordre. Si l’on enlève aux récits épiques leur côté merveilleux, il s’avère que notre évêque devait avoir une sacrée personnalité et qu’il était, à l’instar de ses confrères, le défenseur de sa cité. Un homme de talent, au bras long Bon gestionnaire, fin politique, administrateur avisé et humain, (dans une époque qui ne l’était guère !) il fut aussi un grand bâtisseur et fit élever la basilique de Saint Alban, pour abriter les reliques du Saint homme. L’église deviendra chapelle du palais comptal, avant de disparaître à la Révolution. Il fonda encore deux autres églises, dont celle actuelle de Saint Bris. Aimant la solitude, il se fit construire pour s’y retirer, un monastère sur la rive droite de l’Yonne dont il ne reste rien. Mais aussi défenseur de la « vraie » foi, il n’hésite pas à se mettre en marche pour aller démolir des hérésies, comme la doctrine d’un certain Pelage, en Angleterre, qui entendait substituer à la grâce divine, le libre arbitre de l’homme, théorie par trop dangereuse et qu’il convenait d’étouffer dans l’œuf. Je vous fais grâce des nombreux miracles qui jalonnent la vie du Saint : comme l’histoire de l’Alleluia crié si fort, telle une clameur divine, qu’elle fit reculer de frayeur les troupes pictes et saxonnes, amassées devant notre Saint homme, mué en chef de guerre ! Ou l’histoire, non moins miraculeuse du veau gras, que l’on tua en son honneur, et qu’il ressuscita aussi-tôt mangé ! Un combat sans relâche Ayant formé nombre d’évangélisateurs, il participa au combat contre le paganisme. L’un des plus connus de ses disciples fut Saint Patrick, Ecossais de naissance, qu’il ordonna évêque et
qu’il envoya, vers 432, évangéliser l’Irlande, dont il est devenu, depuis, le saint Patron.
Une rencontre,
dont Paris se souvient
Mais l’un des épisodes les plus populaires de sa vie, fut sa rencontre avec Geneviève. En route pour l’Angleterre, et de passage à Lutèce, (qui deviendra Paris, comme chacun sait,) notre grand voyageur bénit une première fois la pieuse bergère qui veut consacrer sa vie au Seigneur. Des rumeurs salissent sa réputation. Lors d’un second voyage, Germain est amené à défendre la jeune fille de ces calomnies et la met sous la protection de l’évêque du diocèse. L’entrevue se serait passée à Charonne, village depuis incorporé dans la ville, situé non loin de la Place de la Nation.
En 448, quelques années après la mort de Germain, Geneviève exhorte les Parisiens à implorer l’aide divine, pour que les Huns contournent la ville, ce qu’ils firent. Dieu céda heureusement à la prière collective des Parisiens d’alors. Du pouvoir phénoménal de la prière ! Ce miracle sauva la capitale et c’est depuis lors, que Sainte Geneviève est devenue la sainte Patrone de la ville. Ce qui nous donne une idée du pouvoir de la prière, exalté par une foi à toute épreuve. Des exemples de miracles, la vie du Saint en fourmille : il ressuscite les morts, (enfin ceux qui le veulent bien !), mais aussi les animaux, y compris son cher âne, qu’il préfère à un splendide cheval. (Je le comprends, j’adore les ânes !) En Italie, le grand voyageur qu’il était aussi, vide sa bourse de voyage, (preuve qu’il avait quand même de quoi se nourrir en route, au profit de pauvres et trouve le moyen de la re-remplir instantanément, en sauvant de la maladie les membres d’une riche famille. Lesquels s’empressent de le remercier pour ses bons soins miraculeux. Une vie qui prend fin On était en Italie. Germain y était venu rencontrer l’impératrice Placida à Ravennes. Mais il tomba malade et mourut un beau matin de Juillet 448, âgé probablement de 65 ans, non sans avoir fait promettre à l’Impératrice, de ramener son corps à Auxerre. Retour au pays, en fanfares Le Saint, qui après avoir connu dans sa jeunesse frivole le luxe et tous les plaisirs de la vie, et y avoir renoncé à l’âge de la maturité, vit-il avec plaisir ou dégoût, sa dépouille parfumée, et embaumée ? Délicatement ointe d’un mélange d’aromates, puis roulée dans une étoffe précieuse (qui n’était autre que le voile somptueux de mariée de l’impératrice de Rome, Placida !) et enfin couchée dans un cercueil de cyprès, vraisemblablement plus confortable que la planche qu’il affectionnait pour son corps, de son vivant. Lui qui n’aimait que la solitude, c’était réussi ! Ah les gens sont bien contrariants. Quoi qu’il en soit, né dans le luxe, il finit comme sa destinée l’y prédestinait : dans le satin ! Reste la légende La légende raconte que 5 pieuses femmes l’accompagnèrent tout au long de la voie Agrippa, ce grand axe routier qui reliait Lyon à Boulogne. Elles donnèrent leur nom aux villages de Sainte –Magnence, Sainte-Pallaye et Escolives-Sainte Camille, au sud d’Auxerre. Le corps de Germain fut déposé dans un oratoire au Nord de l’antique cité gallo-romaine, à l’emplacement où s’élève actuellement l’abbaye Saint-Germain d’Auxerre. L’inhumation eut lieu le 1er Octobre. Mais il y a Germain et Germain Saint Germain l’Auxerrois, se distingue en effet d’autres saints également nommés Germain : comme Saint Germain, évêque de Paris, Patron de la célébrissime église parisienne Saint Germain-des-Prés, fondée en 576. Quant à l’église de Charonne, qui porte le nom de Saint Germain, c’est bien à notre Auxerrois qu’elle doit son nom, puisqu’elle fut édifiée en souvenir d’un miracle que le Saint aurait encore accompli là, alors qu’il se rendait en Angleterre, et où se serait déroulée sa seconde rencontre avec Sainte Geneviève. L’église bien connue des parisiens, dénommée Saint-Germain-l’Auxerrois, est due pour sa part, à la grande piété de la reine Clotilde, épouse de Clovis, (et première reine de France), qui la fit construire pour abriter ses reliques. L’abbaye Saint Germain d’Auxerre fut elle édifiée, pour recueillir…son coeur ! Des Saint-Germain…à foison ! Si vous voulez vous faire une idée de l’ampleur du culte rendu jadis à des hommes que l’on canonisait, vous n’avez qu’à compter le nombre de villages qui portent le nom d’un saint ! C’est de la folie furieuse : En tête bien sûr, comme il se doit, vient Germain, juste derrière Martin, Pierre et Jean. Rien que chez nous, en Bourgogne, le saint a donné son patronyme à Sa représentation artistique Etant un généraliste des miracles, et mort en gardant sa tête, les artistes le représentèrent en évêque portant crosse et mitre ou bénissant. En souvenir de l’hérésie pélagienne (qui souvenez-vous, voulait replacer le libre arbitre de l’homme au centre de la question du bien et du mal ) et qu’il contribua à anéantir, quelques rares artistes le représentèrent terrassant un dragon, ou bénissant Sainte Geneviève, (Région Parisienne). En conclusion Je dirais que ce Saint Germain, canonisé par l’Eglise catholique, fut sans aucun doute en son temps, un grand homme, un fin politique, un puissant intercesseur-diplomate, un grand voyageur, et qu’il fut animé d’une vraie foi en son Dieu. Et qu’il fut aussi un fidèle défenseur de la ligne doctrinaire de l’Eglise de l’époque. Qu’il fut charismatique, cela va de soi, sans cela, ses faits et gestes émanant d’un aussi puissant seigneur, embellis, transfigurés par la légende dorée, n’auraient pas eu autant de retentissement, et n’auraient pas traversé les siècles. Qu’il eut une sincère empathie pour les humbles et les pauvres ne fait aucun doute. Une conversion miraculeuse ? Quant à sa conversion, je ne crois pas qu’elle fut instantanée. Et si ce fait pouvait être avéré, La vérité ? Nous ne la connaîtrons jamais, car nous n’y étions pas, mais on peut imaginer qu’elle fut progressive. Que notre riche et puissant seigneur, au contact des pauvres, et devant un dénuement qui nous ferait horreur aujourd’hui, ait vu son cœur s’ouvrir à la compassion, il n’y a rien là d’impossible. Que la ferveur aidant, il ait pu être gagné par le mysticisme, cela se voit aujourd’hui couramment, chez les fous de Dieu musulmans. Alors, pourquoi- pas hier, chez les Chrétiens ? Replacée dans son contexte, à une époque où la volonté divine était eu centre de tout, où Dieu se mêlait étroitement des choses humaines, où le dogme prêchait avec ferveur voire avec hystérie, le renoncement aux plaisirs de la vie, pour connaître l’ineffable après la mort, cette conversion, ce renoncement aux plaisirs de la vie, cette volonté de mortification, peuvent se comprendre, même de la part d’un homme qui connut le luxe et les richesses. Il n’en demeure pas moins, au delà des récits qui enjolivèrent sa vie pour créer une légende, que c’est précisément cette légende qui permet au souvenir d’un homme de traverser les siècles et de continuer à s’imposer à nous, plus de 1500 ans après sa mort ! Une vérité historique en tout cas, qui, elle, ne doit rien à la légende, mais tout à l’histoire, est qu’Auxerre, phare de la Chétienté, rayonna bien au temps de Saint Germain, sur toute l’Europe ! Que la ville se souvienne aujourd’hui de cette époque fastueuse et mette tout en œuvre pour le rappeler, on ne peut que l’y encourager. Petit lexique : Cathédrale : vient du grec cathèdre : trône : église mère du Diocèse : siège de l’évêque Chapitre : communauté de clercs Clercs : Chanoines, séculiers non cloitrés, ils desservent une cathédrale et forment le conseil de l’évêque. Cilice : chemise de toile rude, portée par mortification, (pour se faire mal). Collégiale : église desservie par un chapitre de chanoines. Confesseur : titre décerné par l’Eglise à ceux qui ont professé leur foi de façon exemplaire Diacre : clerc consacré, assistant du prêtre à l’autel. Ex voto : plaque gravée déposée dans une église, afin d’obtenir une gräce ou en remerciement d’un vœu exaucé. Hagiographie, vient du grec hagios : saint. Rédaction des vies des saints et tout ce qui glorifie un Saint. Légende vient du latin legenda : ce qu’il faut lire, récit lu dans les communautés religieuses. Pontife, vient du latin pontifex : grand prêtre : évêque Protomartyr : titre honorifique donné à Saint Etienne, qui fut le premier (proto, en grec) martyr de l’histoire de l’église, sa vie est raconté dans le nouveau testament. , le 7 01 2007 - 01:52 |
Un jeune homme promis à un brillant avenir
Ayant formé nombre d’évangélisateurs, il participa au combat contre le paganisme. L’un des plus connus de ses disciples fut Saint Patrick, Ecossais de naissance, qu’il ordonna évêque et
qu’il envoya, vers 432, évangéliser l’Irlande, dont il est devenu, depuis, le saint Patron.
Une rencontre,
dont Paris se souvient
Mais l’un des épisodes les plus populaires de sa vie, fut sa rencontre avec Geneviève. En route pour l’Angleterre, et de passage à Lutèce, (qui deviendra Paris, comme chacun sait,) notre grand voyageur bénit une première fois la pieuse bergère qui veut consacrer sa vie au Seigneur. Des rumeurs salissent sa réputation. Lors d’un second voyage, Germain est amené à défendre la jeune fille de ces calomnies et la met sous la protection de l’évêque du diocèse. L’entrevue se serait passée à Charonne, village depuis incorporé dans la ville, situé non loin de la Place de la Nation.



