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Quiz économique : qui était Jacques Rueff ?

28 02 2009 - 12:56 - monica

Que préconisa cet économiste oublié chez nous, pour sortir en son temps, la France de l’ornière des années 20 ?
On n’entend parler que de Keynes, dont les théories sont très à la mode, avec tous ces plans de relance qui injectent des aides par milliards dans l’économie à coût de crédits étatiques !
Mais avez-vous jamais entendu parler de celui qui dénonçait l’arnaque keynésienne ?


Qui était-il ?
Qu’elle était son analyse des causes de la crise ?

Redécouvrir une vérité oubliée…
Pour comprendre les racines du mal qui nous ronge, et approfondir les causes réelles de la crise, pourquoi ne pas le remettre au goût du jour ? Il ne serait pas inutile d’aller déterrer les analyses de cet autre économiste du XX ème siècle.

Qui était Jacques Rueff ?
Il était Français et fut classé parmi les « néolibéraux, » bien qu’il critiqua sévèrement le New Deal. Il fut notamment chargé de mission auprès de Raymond Poincarré, Président du Conseil et ministre des finances de lépoque. Il fut aussi sous-gouverneur de la banque de France, en 1939 et s’illustra sous la présidence de Gaulle, en rédigeant les plans « Pinay-Rueff » et « Rueff-Armand » qui, tous deux, prônaient l’assainissement des finances publiques, tout en préservant la liberté des marchés.

Voici ce qu’il aurait à nous dire !
... Si nous avions l’idée d’aller l’interroger ! Attention, cela pourrait nous choquer, mais demeurerait instructif. En effet, cet économiste néolibéral qui pense que l’état a tout de même un rôle essentiel à jouer, pourrait entre autre, nous recaler sur une certaine vérité que nous occultons et qui donc, nous échappe de plus en plus. Certes, ses idées nous paraîtraient bien dérangeantes, voire même un chouilla ringardes ! En particulier lorsqu’il soutient que les remèdes prescrits par Keynes sont pires que les maux qu’ils prétendent combattre. Ou pire encore : que le chômage n’est dû...qu’à la simple loi de l’offre et de la demande ! Vous sourcillez, cela promet !

Retour sur image
En 1930, l’économiste britanique Keines pensait que pour lutter contre le chômage, il suffisait de redynamiser l’économie, grâce aux investissements d’Etat. Et c’est ce modèle que suivent Obama et dans la foulée, Angela, Nicolas et compagnie. Cet économiste britanique pensait que l’argent distribué permettrait de relancer la création d’emploi et par là même, la consommation et la croissance. Ce qui nous semble fondé...à un détail près.

Contre-analyse
En fait, observait le Français, ce n’est pas le versement de fonds aux entreprises qui crée la relance, mais en vérité, la baisse des coûts de production que cette distribution d’argent virtuel entraîne.

Explications
L’Etat, pour venir en aide aux entreprises et aux consommateurs défaillant s’endette. C’est à dire qu’il fait marcher la planche à billets. Cela crée de l’inflation. Et celle-ci a pour effet de diminuer d’emblée la valeur réelle de nos billets, donc de nos salaires.
Et c’est parce que nos salaires diminuent en fait, que baissent les coûts de production. Vous suivez ? Et par conséquent, la valeur réelle des biens produits. Lesquels, une fois mis sur le marché à prix moindre, peuvent trouver preneur. Ce qui n’était pas le cas avant.
C’est donc dans un pouvoir d’achat rogné que gît, pour l’économiste français, la racine de la reprise. Cela sonne étrangement à nos oreilles, n’est ce pas !

Frissons dans le dos
Mais Rueff continue, qui trouvait cependant tout à fait légitimes, (rassurez-vous !), nos revendications salariales. Donc…Puisqu’en conséquence, c’est cette même inflation qui, logiquement, incite les gens à vouloir protéger leur niveau de vie et à demander des salaires plus élevés, cest à elle qu’il faut s’attaquer.

Le remède
En recalant la valeur de la monnaie sur un étalon or, Rueff pensait qu’on pourrait retrouver un chemin vertueux.
Dans ce cas en effet, les Etats ne pourraient plus aussi facilement distribuer du papier Monipoly, puisque l’argent devrait à nouveau correspondre à une vraie valeur de référence, et engendrer une stabilité des prix. De laquelle découleraient des investissements, qui à leur tour, entraîneraient des gains de productivité, puis des bénéfices, et en fin de compte, une nouvelle prospérité permettant le retour de la consommation… Et celui des hausses des salaires. CQFD !

Ne cherchez pas la petite bête…
Il n’y a pas de faille dans ce raisonnement, si ce n’est qu’il ne pourrait s’appliquer que dans un monde virtuel ! Car dans le nôtre, c’est justement la rigueur qui fait défaut à tous nos gouvernements démocratiques, soucieux d’une seule chose : être réélu demain, ce qui les pousse à caresser les foules dans le sens du poil, quitte à recourir au crédit, comme une vis sans fin !

Agir ensemble
En plus, même si l’un d’entre eux, touché par la grâce, faisait seul dans son coin, cet effort vertueux, cela n’aurait aucun sens. Car pour que cela marche, il faudrait que tous ensemble s’y mettent, et que les plus démunis en la sacro-sainte référence, (ou les plus endettés, c’est à dire ceux qui ont financé leur croissance à crédit (!), suivez mon regard)... consentent d’immenses sacrifices !

Triste constat
On voit qu’on est loin de toute remise en cause de notre système, essentiellement basé sur l’endettement massif, lequel ne fait que croître, à mesure que l’on lance des plans de relances de plus en plus faramineux.
Toutefois, cette visite chez un penseur économique oublié, a le mérite de nous remettre l’esprit à l’endroit, même si c’est pour mieux enfoncer le couteau là où ça fait le plus mal !

, le 28 02 2009 - 12:56

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