Sites Touristiques

De A à Z : Catalogue des sites touristiques icaunais,

8 08 2009 - 13:00 - monica

J’enrichis ce catalogue régulièrement ! Je sais mes amis, tous les villages n’y sont pas encore ! C’est que notre région est si riche de mille merveilles. Mais si vous vous avez une photo, n’hésitez pas à me l’envoyer assortie de son petit commentaire. Je ferai une place à votre église, lavoir, pont, château ou village ! C’est promis. Allez, jetez vous à l’eau ! Je sais que vous possédez des trésors dans vos tiroirs. Vous ne croyez pas qu’ils seraient mieux dans cette vitrine ?

En tout cas, n’hésitez pas à vous y promener, musardez ! Vous y découvrirez toujours des nouveautés. Et puis… Amis qui passez par chez nous, le temps des vacances, ou par un beau dimanche, certes, à Auxerre, nous n’avons pas la mer, tout juste une rivière, mais quelle est jolie ! Et l’une des plus charmantes cités qui soit, avec ses maisons à colombages, ses ruelles romantiques, sa cathédrale et son abbaye.
Pas de montagne non plus, ni de neige, encore moins de plage, mais des coteaux couverts de vignes et de cerisiers, des petites vallées ombreuses et des paysages vallonnés, que l’on peut parcourir à pieds, à vélo ou même, en bâteau.
Et tout ça à quoi ? Une heure et demi de Paris ! Pour vous donner envie de venir y faire halte, allez découvrir ce petit catalogue de nos curiosités touristiques, que nous enrichissons progressivement. (Certaines ont fait l’objet d’un article de fond, visibles dans la rubrique “sites touristiques” Cliquer dans la marge à droite, pour les retrouver. Dernier ajout : aujourd’hui !


En effet, pourquoi toujours choisir la mer, à l’exclusion de toute autre alternative, pour vos vacances ?

Certes, rien de tel qu’un bain de mer, frais et vivifiant, mais en y allant, ou en revenant, pourquoi ne pas garder quelques jours, pour faire autre chose que le lézard, et découvrir nos ravissants paysages et nos curiosités touristiques ?

L’occasion de revisiter le passé et de vivre le présent autrement. Châteaux, abbayes, fresques murales, villages en fêtes, foires, sons et lumières, randonnées, parcs d’animaux, trains touristiques, concerts, vide-greniers, vignobles, musées, festivals, maisons à pans de bois, vieux hôtels particuliers, églises champètres, grottes, sites préhistoriques, villages médiévaux, etc…Bref, mille trésors à découvrir. Avouez que c’est dommage de passer chez nous seulement le temps de défaire votre valise, pour une seule nuit.

Pour vous aider à choisir ce qui vous ferait envie, j’ai établi ci-dessous un palmarès de A à Z, de tous les sites passionnants, insolites, curieux, intéressants, pittoresques de notre région.

Un abécédaire, que je compléterai au fil du temps, (derniers enrichissements : 6 mai 2008 !), de toutes nos “gourmandises,” à déguster sans modération, région par région, puisqu’Auxerre est idéalement située, pour rayonner tout autour, et revenir dormir, le soir aux Violettes, (merci de cliquer dans le logo mauve, dans la marge, en haut à droite !), dans un havre de paix, de confort et de bien-être.

A

Auxerre ville d’art et d’histoire.

A voir :

-Sa cathédrale Saint Etienne, chef d’oeuvre d’art gothique et sa crypte du XI e siècle. Cette cathédrale, dont la construction dura 3 siècles, est un chef d’oeuvre de l’art gothique 13 ème siècle. Construite sur l’église romane du 11 ème siècle, allez voir sa crypte et la fresque du Christ à cheval de la même époque.
Concerts, sons et lumières 22 h 5 €, en Juillet et août.
Infos : 03 86 52 23 29 e mail : contact@cathédrale-auxerre.com ou bielauxerre@orange.fr ou www.cathedrale-auxerre.com

-Son abbaye Saint Germain (quinze siècles d’histoire !), ses cryptes carolingiennes du 9ème siècle…
-Ses maisons à colombages et ses ruelles escarpées, ses passages secrets, sa promenade ombragée le long des quais, à découvrir à pieds. Et, depuis le pont Paul Bert, le point de vue magnifique qu’on a sur la rivière Yonne et ses églises, qui remontent à l’époque où Saint Germain avait fait de la cité une capitale qui rayonnait sur tout la Chrétienté. (ici, un pan de l’ancienne muraille qui ceinturait la ville)

Un bon conseil : suivez “le fil de l’histoire d’Auxerre tracé par Cadet Roussel”, (une brochure en français et en anglais),une promenade à faire à pieds ou à vélo, en mettant vos pas dans ceux de de Cadet Roussel. (Itinéraire à faire à pied, jalonné d’étapes commentées le long d’un fil jaune, peint sur le trottoir, où chaque étape est matérialisée sur le trottoir, par un triangle en bronze).

Puis, terminez votre séjour par une petite balade sur l’Yonne, à bord de l’Hirondelle 2, (embarquement immédiat sur les quais) ou une excursion nautique à bord d’un bâteau électrique. Le soir, allez diner dans un bon petit restau, chez Barnabé ou au Jardin Gourmand, si vous appréciez la cuisine gastronomique, ou bien à la bonne franquette. Voici quelques idées de restaurants : le Quai, le Flaubert, le Petit Marmiton, le bistro du Terroir, la Petite Beursaude, pour terminer en beauté, une belle journée auxerroise. (ci-dessous, maisons du vieux quartier de la Marine).

N’hésitez pas à nous écrire si vous avez trouvé une perle à recommander.

A- suite

Abbayes et églises Côté vieilles pierres pleines d’histoire, notre région est une véritable mine : et pour ce qui est des abbayes, c’est carrément l’embarras du choix.

Saint Germain (Auxerre)
5 et 18 èmes siècles.
Visites libres de l’église abbatiales et du cloître.

A ne rater sous aucun prétexte, les fresques rarissimes carolingiennes du 9ème siècle, les plus anciennes connues en France !
Construite autour du tombeau du saint, né en 378. L’ensemble monumental est construit sur 3 niveaux, à visiter absolument : le circuit archéologique, les cryptes, les fresques et peintures murales, le suaire du Saint, datant de l’an mil.
Plus les salles réhabilitées des bâtiments monastiques, (sacristie, réfectoire, dortoir des moines) + riches collections gallo-romaines : 15 siècles d’histoire !

Infos : Tel. 03 86 18 05 50 – mail : musees.mairie@auxerre.com

Saint Etienne (Auxerre (Photo de gauche)

Magnifique cathédrale gothique, 13 ème siècle. A voir aussi ses cryptes romanes (11 ème s.) aux superbes peintures murales, dont le célèbre Christ à cheval.

Pontigny, (photos ci-dessous)

Commune de Pontigny.
L’abbaye fut fondée en 1114 par Hugues de Macon, compagnon de St Bernard et 11 moines. Le site est la verdoyante vallée du Serein. Au temps de sa splendeur, l’abbaye, (dont l’église fut construite entre 1137 et 1150) possédait 15 granges et 300 convers se consacraient à la culture et à l’élevage, ou au vignoble. (Auxerrois, Armançon, Chablis). Forêts, mines, forges, moulins en faisaient également partie.
Seule à subsisté l’église de cette abbaye, qui fut la 2ème fille de Citeaux. Remarquable par sa luminosité et sa pureté, ses dimensions sont majestueuses et impressionnantes : cette église mesure 118 mètres de long et 52 mètres de large. C’est l’église cistercienne la plus grande et la plus vaste encore debout et en excellent état de conservation ! Son architecture est transitoire et évolue du roman vers le gothique. Le porche est encore roman, tout comme les bas côtés, mais la nef reçut la première voûte d’ogives construite en Bourgogne et ses arcs boutants annoncent le gothique. (A la même époque, on construisait à Paris, Notre Dame !). Les bâtiments conventuels ont disparu, sauf l’ancien dortoir des moines convers (moines paysans), mais l’église qui nous reste est magnifique et nous apporte un superbe témoignage de l’art cistercien et une idée de ce que fut jadis son rayonnement spirituel C’est un chef d’oeuvre de grâce et d’équilibre.
Visites libres et nocturnes en Juillet et août – ( Tel. 03 86 47 54 99)
N.B.Nous trouvons personnellement que le jubé (même s’il est somptueux !) n’a rien à faire dans une église abbatiale cistercienne, pas plus que les stalles sculptées qui datent du 17 ème siècle. Votre Monica pense qu’on devrait rendre à cette église sa pureté originelle, par respect pour l’esprit cistercien.

Si Pontigny est le joyau cistercien incontournable, notre département compte d’autres vestiges moins connus de l’art cistercien. Dont Quincy et Reigny.
Ne partez pas sans y être allé faire un tour. D’autant que ces lieux offrent également des rendez-vous culturels tous les étés. Renseignez-vous !
Pour comprendre, il faut remonter au 12è siècle. Pontigny est riche et puissante. Comme une ruche, il était habituel à l’époque qu’une abbaye essaime…

Abbaye, Notre Dame de Quincy
(Commune de Tanlay), cette fille de Pontigny fut fondée dans un vallon isolé du Tonnerons, par une poignée de moines venus de Pontigny, en l’an de grâce 1133. Quelques bâtiments, (sobriété et rigueur), fort beaux, en belle pierre calcaire blanche, ont échappé aux ravages du temps, tels : l’hostellerie, des bâtiments claustraux, (12 et 15 èmes siècles), le logis abbatial Renaissance.
L’abbaye fut plusieurs fois mise à sac ! Et principalement, en 1568, où elle fut incendiée par les Huguenots, qui assassinèrent sauvagement les moines, pour faire honneur à leur foi d’amour et de paix, et défendre le Christ sauveur. Elle fut plus tard encore, immolée sur un autre hôtel, en 1791 et dévastée à la Révolution.
Transformée en bien national, elle fut enfin pillée comme carrière de pierres ! C’est miracle s’il nous reste à voir, aujourd’hui, quelques bâtiments sauvés et réhabilités par la passion des propriétaires actuels, qui ont redonné vie à ce lieu émouvant et chargé d’histoire. Grâce à eux, quelques vestiges de son prestigieux passé cistercien peuvent encore se faire admirer aujourd’hui. A expérimenter : le labyrinthe d’Ifs, copié sur celui qui marque l’entrée de la cathédrale d’Amiens, le jeu de piste, expositions de sculptures. Visites guidées. ( Tel. 03 86 75 87 03)

Reigny la superbe,
(Commune de Vermenton), fondée en 1134 à Vermenton, par l’abbé Etienne de Toucy, moine de Clairvaux, a conservé de son prestigieux passé un exceptionnel réfectoire cistercien du 14 è siècle, à l’élégante nef à double travée, restaurée en 2005. Centre culturel aujourd’hui. (Il n’en reste que trois exemplaires en France !) Au 12 è siècle, cette abbaye fut très puissante et prospère, elle possédait 3500 ha et accueillit jusqu’à 300 moines. Fondation royale en 1493, elle ne résista pas malheureusement à la guerre de cent ans, et les Huguenots, puis la Révolution… l’achevèrent ! Mais ses vestiges témoignent de son faste d’antan,

Le cadre de verdure, en bordure de la Cure ajoute au charme de ces ruines : à visiter ab-so-lu-ment : la salle et le dortoir des moines, l’enfilade des salons, la salle à manger, réaménagée au 18 è s. et magnifiquement meublée. Dans le parc, un étonnant pigeonnier vous attend (17è s.) et ses 3500 boulins en terre cuite ! On s’intéressera aussi au réseau hydraulique cistercien, avec la canalisation d’une source, qui ramène l’eau dans le parc, dans le sens contraire de la Cure.

Et en plus : Festival “Paroles et Musiques”. Infos : Tel. 03 86 81 59 30 )

Eglise Saint Cydroine
(Forêt d’Othe), lieu de pèlerinage, elle porte le nom d’un saint décapité par des légionnaires Romains, en 274 ! A cet endroit aurait jailli une source miraculeuse qui fut longtemps l’objet d’un pèlerinage notamment de la part de brodeuses qui voulaient rendre leurs doigts plus agiles ! (L’église date des 11 et 12 èmes siècles). Construite par les Bénédictains, puis restaurée en tant que monument historique, elle est remarquable avec sa tour octogonale à deux étages. La nef romane a perdu sa voûte en bois au 15è siècle.

Vauluisant, la champètre, (Courgenay)
(Forêt d’Othe)
Fondée vers 1127, au carrefour de la Bourgogne, de la Champagne et de l’Ile de France, plusieurs fois détruite et pillée, cette ancienne abbaye cistercienne, défendue par une belle porte fortifiée à deux tours rondes, mérite le détour. L’abbaye connut une résurrection au 16ème siècle. Les bâtiments qui nous sont parvenus furent à cette époque remaniés, voire reconstruits.
Les amateurs de vieilles pierres apprécieront aussi son escalier monumental qui date de François 1er, une grange en vaisseau, qui résonne de façon étonnante, au point qu’elle sert de cadre à des concerts, un colombier octogonal et un herbularium, (jardin monastique médicinal) traversé par la rivière Lingue ! Le château est une reconversion des bâtiments conventuels. Bref, c’est un site historique très plaisant et champêtre. Tel. : 03 86 86 78 40 Visites guidées en saison, et toute l’année, sur réservation: e mail : vdemoulin@wanadoo.fr – internet : www. vauluisant.com

Vézelay
Incontournable joyaux, trônant magnifiquement au sommet de sa colline dite “éternelle”. Après une longue marche, fous de joie de l’apercevoir si belle, les pèlerins la saluaient au cri de “Montjoie” ! Haut lieu de la chétienté, la basilique Sainte Madeleine est à voir la nuit, toute auréolée, drapée de lumière, magnifique dans son halo doré ! Allez-y en fin d’après-midi, pour découvrir le village pittoresque, ses ruelles escarpées, et le point de vie superbe sur la campagne alentour, nappée des couleurs estompées de la lumière du soir. Romantique à souhait, idéal pour les amoureux ! On peut se restaurer sur place, à tous les prix, (même d’une galette de sarrasin-salade) et y passer la nuit. Il y a également un magasin de toute beauté, où l’on voit des pulls de stars, des étoles voluptueuses, des écharpes duveteuses…A se faire offrir, car les prix sont à la hauteur des merveilles exposées.

Fresques des églises de la Ferté-Loupière et de Moutiers

Avec le l’ocre, de la brique, du grès ferrugineux, ces bandes dessinées du Moyen-Age jouent la polychromie et illuminent les murs de peintures d’une fraîcheur remarquable, malgré leur ancienneté (12 ème siècle).Ici, photos de l’église de Moutiers. Et puisque vous avez la chance d’être en Puisaye, ne la quittez pas sans être allé vous promener du coté de Treigny, allez voir le château de Ratilly, (à voir à la rubrique “C”, l’article sur les châteaux !) les poteries de Saint Sauveur, (Rubrique “P”) les carrières de Taingy, le vieux moulin de Migé, et celui (à eau !) de Vanneau, avec sa grande roue, sans oublier l’étape incontournable : le chantier de Guédelon !
Au passage, vous vous arrêterez au château de Saint Fargeau, saluer de ma part, la cousine de Louis XIV, dite la grande Mademoiselle, et une autre amie : Colette, dont le musée vous attend. Et si vous êtes un passionné de musique, une petite visite au musée du son de Saint Fargeau vous laissera pantois ! Tant de choses sont à voir, et à faire ici, qu’un week-end ne vous suffira pas.

Ah, amateur de film d’épouvante, la danse macabre de l’église de La Ferté, vaut tous les trains fantômes… Photo ci-contre : vous aimez les squelettes endimanchés, toutes mandibules décharnées au vent, les rires de mâchoires osseuses sardoniques, là, vous allez être servis ! Et ils datent, les coquins ! Vous voyez, on n’a rien inventé. Je ne résiste pas au plaisir de vous citer quelques vers de Rimbaud, qui à mon avis illustrent bien cette peinture :

“Hurrah, les gais danseurs qui n’avez plus de panse !
On peut cabrioler, les tréteaux sont si longs !
Hop, qu’on ne cache plus si c’est bataille ou danse !
Belzébuth, enragé, racle ses violons ! Oh! voilà qu’au milieu de la danse macabre
Bondit, par le ciel rouge, un grand squelette fou
Emporté par l’élan : tel un cheval se cabre:
Et, se sentant encor la corde raide au cou, Il crispe ses dix doigts sur son fémur qui craque 
Avec des cris pareils à des ricanements, 
Puis, comme un baladin rentre dans la baraque,
Rebondit dans le bal au chant des ossements. (Arthur Rimbaud, le bal des pendus -Juin 1870)

Le Prieuré de Dixmont (Forêt d’Othe, vers Villechétive)
13 et 16 èmes siècles.
Situé à l’écart du village, à l’orée de la forêt d’Othe, direction Villechétive. Ces ruines datent du 13 ème siècle (guerre de cent ans !) La révolution ne nous a laissé qu’une élégante arche, qui se dresse dans la vallée de St Ange, aujourd’hui magnifiquement ouverte sur le ciel, jouxtant l’aile ouest de l’ancien monastère. Elle s’élève toute seule, dans la vallée de Saint Ange, découpant le ciel, comme une muette prière de pierre, Emouvant. Tel. 03 86 96 96 83 – e mail : appo1@wanadoo.fr

Le Prieuré de Vausse (Châtel-Gérard) -13 è siècle)
Enchâssé dans des bois solitaires, du côté de Châtel-Gérard, ce prieuré cistercien accueillait jadis, au 13ème siècle, 21 moines, venus de Côte d’Or. Ils y séjournèrent jusqu’en 1763. Vendu comme bien national en 1792, et transformé en faïencerie, cette vocation le sauva de la destruction à la Révolution ! Un endroit charmant avec son jardin et son cloître, avec sa galerie vôutée aux lignes épurées. A voir l’ingénieux système de toits inclinés, qui, en l’absence de point d’eau, permettait de recueillir les eaux de pluie. L’été, des concert y sont organisés. Tel. 03 86 82 86 84 – e mail : prieuredevausse@gmail.com et www. vausse.org

Le Prieuré Saint-Jean-les-Bonshommes
Sauvigny, (12 ème siècle). On peut y voir une chapelle avec sa nef et son abside vôutée, le chevet, décoré de colonnes surmontées de châpiteaux. 03 86 65 44 53)

L’église : 13 et 16 ème siècles de Ligny-le-Chatel
(2 km d’auxerre). A voir aussi ses lavoirs, son bief, et à parcourir ses sentiiers champêtres et…ses vignobles d’appellation “Chablis” ! Un idéal lieu de pique-nique au bord de la rivière dans un parc ombragé.

L’église de Saint-Florentin
Magnifiques vitraux du 16 ème siècle,

L’étrange clocher de Gigny, en Tonnerrois

L’Hôtel-Dieu de Tonnerre,
Long de 100 mètres, haut de 18, avec sa monumentale charpente de chêne, en forme de vaisseau renversé, construit à la demande de Marguerite de Bourgogne, comtesse de Tonerre, reine de Naples, de Sicile et de Jérusalem. (13 ème siècle).
A voir : sa magnifique sculpture de la mise au tombeau du Christ (1453). Photos ci-contre, à gauche.

La collégiale Saint-Lazare, d’Avallon
Fondée en 846, elle est un exemple de l’art roman bourguignon.

L’abbaye de la Pierre qui Vire
A Saint Léger Vauban, dans la forêt morvandelle. 56 moines bénédictains y vivent.
Fondée en 1850, l’abbaye tire son nom d’un dolmen. Elles produits des céramiques, des poteries. Elle possède des ateliers de carterie, une ferme bio, comprenant 60 vaches laitières, et autant de chèvres. Les moines produisent d’excellents fromages, (Pierre qui vire, Tome des moines). Des expos permanentes sur l’histoire de l’abbaye y sont organisées toute l’année. Assister à la prière des moines est possible, et l’on peut aussi y faire retraite. ( 03 86 33 19 20 )

L’église de Saint-Bris (12 ème siècle) à voir son orientation, véritable réceptacle de lumière, la richesse de son mobilier et sa gigantissime peinture murale de 7 mètres de haut et 5 delarge, représentant la généalogie deu Christ, et son orgue restauré.

Arcy, haut lieu de la préhistoire

Les grottes d’Arcy sur Cure,
creusées dans un massif coralien émergé à la fin de l’ère secondaire vous transportent à la fois dans un passé immensément reculé, et dans un autre monde. Souterrain, magique, où l’eau joue un rôle prééminent. Stalactites, stalagmites, lacs des millions d’années, sculptures naturelles calcaires. Peintures pariétales au bestiaire merveilleux. Prévoir la demi-journée car les grottes sont sur deux niveaux et s’étalent sur un parcours de 900 m. La 1ère grotte fut explorée il y a 450 ans et les premiers hommes à y trouver refuge vivaient il y a 33 000 ans, autant dire, hier ! Après la visite, promenez vous le long de la Cure, c’est ravissant et puis allez visiter le château ésotérique du comte de La Varende.

Infos : François de la Varende, les grottes d’Arcy. tel. 03 86 81 93 41 – 03 86 81 90 63

Ancy-le-Franc
16ème sicècle

On doit ce chef d’oeuvre à un architecte italien de François 1er, le dénommé Serlio. Ce château est une pure merveille, un palais Renaissance, à quatre ailes égales, qui vaut le détour ! Vous admirerez son carré parfait planté au milieu d’un parc et d’une magnifique cour. Il fut bâti pour Antoine III Comte de Clermont. On y voit de splendides peintures murales, des appartements, la galerie de Pharsalle, la chapelle, la salle des gardes, la chambre du roi, ainsi que des cabinets, et salons richement décorés., de nombreux plafonds à caisson, des boiseries sculptées, de la marqueterie : soit 5 siècles d’histoire ! Visites du 22 mars au 16 novembre, 8 €, 5€ pour les enfants. + concerts, expos, cours de cuisines, infos : 03 86 75 14 63 – et mail : ancychateau@wanadoo.fr

B

Bazoches-en Morvan (Nièvre)
et surtout, son château : (12 et 16 èmes siècles)
Jadis, s’élevait là un poste romain, puis une forteresse médiéval s’y installa. Vauban en fit l’acquisition en 1675. Il ajouta au quatre tour rondes et au donjon, une grande galerie. Une restauration réussie lui redonne aujourd’hui, son aspect du 17ème siècle. On visite la maison de Vauban, son bureau, ses souvenirs…émouvant !

Et aussi : le village de St Léger-Vauban, son écomusée du Morvan, et la maison Vauban. Infos : tel. 03 86 22 10 22 – mail : chateau.bazoches@wanadoo.fr – et internet www.chateau-bazoches.com

Béru et son château des 12 et 17 ème siècles
Voilà une belle demeure qui domine les vignobles de Chablis ! A voir le cadran solaire et lunaire du 15 è s. la porte et la tour 12ème, le colombier aux 1500 cases, et bien sûr…le clos Béru, qui produit d’excellents chablis ! Tel. 03 86 75 90 43 e mail : chablis01@aol.com et www.chateaudeberu.com

Bataille de Fontenoy
Ambiance carolingienne garantie au musée de cette fameuse bataille, situé face à l’église, où une maquette a reconstitué les armées en place. L’accompagnement audio permet de comprendre ce qui se passe. Le village de Fontenoy (Puisaye), (profitez en pour pousser jusqu’à Guédelon, et ainsi rester dans l’ambiance !), organise souvent des animations avec combats d’épées, confection de parchemins, ateliers de coulage du bronze, fonderie d’art, il y a même un sabotier et une potière, et un atelier d’écriture ancienne. Ouvert tous les jours en aaût ! Profitez en. Tel. 03 86 44 02 18

Château de Bontin
18ème siècle.

Notre bon Sully y résida. Ce château qui met la brique de Puisaye en valeur vous accueillera du 10 Juillet au 31 août. 3 €/adulte, groupe : 2€. Infos : 03 86 73 62 06

C

Caves et carrières

-Les caves de Bailly ont été creusées à même la roche surplombant la vallées de l’Yonne, le site est magnifique. A 50 mètres sous terre, 4 hectares d’anciennes carrières abritent 5 millions de bouteilles, qui vieillissent là lentement, hors du temps. A visiter, tant pour l’histoire des caves que pour la dégustation de ses vins.

-Carrières d’Aubigny (Taingy) Véritable Souterre de lumière, ces carrières, dont le calcaire s’est constitué il y a 150 millions d’années, ont été exploitées depuis les Romains, pour leur pierre blanche, mais surtout au 19 ème siècle.
C’est un lieu magique qui vous impressionnera. D’ailleurs, nos plus beaux monuments parisiens en sont sortis, dont l’Opéra Garnier. A cette époque, 16 carrières étaient exploitées dans la région, comme celles d’Aubigny. Les pierres étaient transportées sur des charriots, (les fardiers), tirés par des mulets. Aujourd’hui, on préfère les parpaings, c’est moins joli mais aussi moins dur à fabriquer. Alors, les carrières sont devenus un musée, pour notre plus grand bonheur.( 03 86 52 38 79)

Châteaux

Ancy-le Franc
Voici un château magnifique et qui, d’années en années, s’embellit et retrouve sa magnificence d’autrefois ! Sa cour intérieure, qui a retrouvé sa blancheur neigeuse, vous fascinera par la magie qui s’en dégage. Les quatre façades qui regardent le jardin ont aussi été nettoyées. Bientôt, les ravages du temps ne seront plus qu’un oubli et Ancy, vieille demeure des Clermont-Tonnerre, retrouve une seconde jeunesse, grâce à une intelligente restauration. Dès l’entrée, la salle du Conseil vous transporte, plus de 15 salles vous attendent, dont la galerie des sacrifices ou celle de Pharsale, rivalisant de beauté, avec leurs peintures italiennes Renaissance. Visites concerts, salons, y sont organisés pour animer les lieux pendant tout l’été, se renseigner : 03 86 75 14 63

Béru
Un but de promenade idéal pour tous ceux qui aiment les vieilles pierres et le vin, surtout s’il est de Chablis ! A Béru, ils trouveront et l’un et l’autre ! Le château (12ème/17ème siècles) couronne 18 ha de vignes cultivées par la même famille depuis… 1400 ! Tel : 03 86 75 90 43

Bonttin
Situé aux Ormes, (direction de Somecaise), ce château à la magnifique architecture, est une authentique demeure Louis XIV ! C’est l’ancien fief des ducs de Courtenay, seigneurs de la Ferté Loupière, en Puisaye. Jadis ferme fortifiée, en 1540, Louis de Courtenay transforme la vieille ferme en château et son fils François, l’aménage. En 1583, Sully, le futur ministre d’Henri IV, y épouse Anne de Courteany, et Bontin devient sa résidence préférée. En 1692, le petit fils de Sully, vendra le château au Maréchal de la Prée, qui va le transformer, l’agrandir et l’embellir, avec des douves ornementales, des mansardes, des grands carreaux provenant de St Gobain. Aujourd’hui, le baron de Bontin en est le propriétaire (14 ème génération), et ouvre sa demeure aux visiteurs qui pourront admirer la demeure seigneuriale, les splendides façades, et la ferme. Le soir, un éclairage subtil met l’ensemble du domaine en valeur. Tel. 03 86 73 62 06. Ouvert jusque fin août.

Chastellux-sur-Cure
Depuis 1000 ans dans la même famille, cette forteresse compte pas moins de…8 tours ! Visitez la salle des gardes, la bibliothèque et le salon des portraits. Tel. 03 86 34 20 03 e mail : ph.dechastellux@orange.fr

Chevillon
Commune de Charny
Sa construction s’étale du 11 au 16ème siècle. Ce château de plaine possède un plan géométrique quadrangulaire, il est entouré de douves et a été remanié aux 18 et 19 èmes siècles. Il est entouré d’un parc de 9 ha. La visite est libre, jusqu’au 30 septembre. Visite guidée pour les groupes et toute l’année, sur réservation : 03 86 73 16 81

Cravant
Son donjon : 13 è.siècle
Vestige des anciennes fortifications de la ville, il s’élève sur 4 niveaux et possède une tourelle hexagonale. Visitez sa salle gothique, ses idéogrammes tracés par les prisonniers de l’évêché, lorsque le donjon était une prison où le doux évêque d’Auxerre jetait ses ennemis. Tel. 03 86 42 34 91

Druyes
Majesté et puissance ! (fin 12 ème siècle). L’illustre dame Mahaut de Courtenay en fut la plus prestigieuse héritière et son père, le puissant comte Pierre du même nom, y fit ses adieux, lorsqu’il partit pour prendre place sur …le trône de Constantinople ! C’est dire si ce château ou furent signées les chartes des citoyens d’Auxerre, fut illustre et connut des fêtes et cérémonies fastueuses.

Voici le magnifique, le splendide ancien château-fort des Comtes d’Auxerre et de Nevers, construit sur un vertigineux piton rocheux ! Incontournable, pour tous ceux qui s’intéressent à l’histoire de notre région ! Certes, il ne reste de l’ancien et fier palais, que des ruines, dominant la ravisante vallée de la Druyes, et des fenêtres à arcatures romanes, qui s’ouvrent aujourd’hui, sur le ciel ! Mais elles sont aussi prestigieuses et belles dans leur blancheur, que les comtesses et grandes dames qui animèrent ce lieu mythique et qui se le transmirent, de génération en génération. Car cette demeure (fin 12 ème siècle !), est d’abord un château d’héritières !
Construit sur le modèle des châteaux du roi Philippe Auguste, son plan est carré, sans donjon central, avec un logis seigneurial adossé à la courtine sud. Il comprenait jadis de magnifiques salles, qui nous font d’autant plus rêver, qu’elles ont aujourd’hui disparu.
Ses murs, ses tours, et l’imposante poterne qui défend encore l’entrée principale, nous rappelle qu’en son temps fastueux, le château n’était pas qu’une seigneuriale demeure, mais aussi, une forteresse, armée pour le combat et la défense ! Majesté et puissance sont là pour nous le rappeler. Visites libres du parcours découverte, 4 €, sinon : Visites guidées sur réservation uniquement. Tel. 03 86 41 51 71 – e mail ; contact@chateau-de-druyes.com –
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Fleurigny (13 et 16 ème siècles)
Entourée d’un beau parc, sa façade date du 14 ème siècle, mais ses tours rondes, à l’aspect défensif, lui donne un aspect sévère. Il faut dépasser cette impression et aller découvrir à l’intérieur, sa cour d’honneur et son corps de logis d’un élégant style Renaissance ! A voir également, la chapelle, un pur chef d’oeuvre de la même époque. Visites : 03 86 40 67 09 : Didier Doré. ou 03 86 97 65 38 – Comte de Limburg-Stirum.

Malicorne
Le Plessis (17 ème siècle).
On se consolera de la perte du château des Seigneurs de Malicorne, détruit par les Anglais pendant la guerre de cent ans, en visitant le manoir du Plessis-Malicorne, jolie demeure d’architecture poyaudine, du 17 ème siècle reconstruite par la famille des Texier de Hautefeuille. Cerné de douves, entouré d’un parc à la française, et de bois, ce château ne manque pas de charme, pour une agréable promenade dominicale. Infos : 06 07 82 81 60 – mail : fred.scetbon@wanadoo.fr

-Maulnes le solitaire, (Renaissance -(1572)).
Cruzy-le-Châtel (16ème s.) Un château Renaissance pas comme les autres !
Il faudra, pour le mériter, d’abord escalader 150 marches…
...car ce château Renaissance, silhouette solitaire, d’une austérité toute militaire, avec la forêt tapie à ses pieds, est construit sur une somité rocheuse. Enigmatique, sa construction fut longtemps abandonnée aux ronces. Ses ruines, longtemps hantées par de mystérieuses apparitions, (dont celle de la fée Mélusine, fantômatique silhouette surgie du passé,) sortent aujourd’hui de l’oubli, car sa restauration est en cours d’achèvement.
Ce château est unique en son genre ! Juchée sur un promontoire, cette austère forteresse de pierre blanche, de plan pentagonal, est la seule de son espèce construite en France. Rien que pour ça, Maulnes vaut le déplacement !
On n’apercevra ensemble, au maximum, que 3 de ses 5 côtés ! A vous de découvrir le bon angle de vue !
Situé aux confins de l’Yonne, de la Côte d’Or, et de l’Aube, ce mystérieux édifice ne laisse en tout cas, personne indifférent. On doit son édification au Duc d’Uzes et à son épouse, la comtesse de Tonnerre, Louise de Clermont. Mais sa construction ne fut achevée que vers 1572, soit 4 siècles et demi plus tard. Son originalité est qu’il s’articule autour d’un escalier, enroulé sur un puits central fournisseur de lumière…et d’eau ! Sa construction reste cependant énigmatique, et sa silhouette est quelque peu fantomatique, surtout à la tombée de la nuit !
Racheté délabré par le Conseil Général en 1997, Maulnes fut patiemment réhabilité : 2006 vit la restauration du bâtiment des communs, puis en 2007, celle des façades, planchers, et toitures du corps de logis. A voir absolument ! Cette visite est à enchaîner avec celles d’Ancy le Franc et Tanlay.

Infos www.maulnes.com – Tel. 03 86 72 85 03 (visites guidées du 12 avril au 26 octobre, 2 €)

Nuits
Voici un ravissant château et vraiment très original, à visiter dans la foulée, après celui d’Ancy-le-Franc ! Sa fière allure, sa magnifique toitures d’ardoises, ainsi que sa belle harmonie vous séduiront d’office. Construit en 1560, Nuits a tout de l’élégance Renaissance ! Certes, le bastion a encore quelque chose d’un peu sévère et l’ordonnance, toute de rigueur des façades, serait presque austère (qui lui vient de l’époque des guerres de religion, où il lui fallait se monter défensif !), si ce n’étaient ses hautes fenêtres, ses pilastres et mansardes à têtes de lion, qui le rendent si prestigieux ! Mais que l’on ne s’y trompe pas, le passé de ce château n’a rien de pacifique : il repoussa 5 attaques successives de la part de Cluny de Thénissey, capitaine de Noyers ! Il possédait d’ailleurs jadis une tour fortifiée, d’allure trop militaire pour le goût de la marquise de la Guiche, qui la fit démolir au 19ème siècle.
On peut également visiter le parc ombragé de 6 ha. Tel. 03 86 55 71 80

Percey
Idéal pour les amoureux des jardins ! Des milliers de fleurs et des arbres centenaires. A visiter absolument ! Tel. 03 86 43 26 21

Plessis-Saint-Jean
Entouré de douves et d’un parc, il vous faudra franchir un pont Renaissance (bâti sur l’ancine pont-levis !), pour le découvrir ! Mais ce château est construit sur les vestiges de trois autres châteaux ! Le premier fut une maison forte, datant du 12ème siècle, et qui appartenait à des moines hospitaliers, chevaliers de St Jean de Jérusalem. A la Renaissance, le seigneur de Praslin fit démolir cette forteresse, dont il nous reste quelques vestiges, (une tour et deux puits !) et édifia à sa place, un château plus élégant. Puis, en 1830, un certain H. Lebas du Plessis, descendant d’un trésorier des guerres de Louis XIV, le remodela à sa façon, (style néogothique), et l’agrémenta de tours et de fenêtres en ogives. Hélas, le château fut vandalisé par les sans culotte à la révolution, (1789), puis servit de refuge aux troupes allemandes d’occupation (1914/1940) et faillit finir pillé et abandonné, si les Consola ne l’avait pas acquis, en 2002 ! Le sauvant ainsi d’une ruine certaine. Actuellement, le château fait toilette grâce à l’aide des bénévoles de l’association du village de Plessis-St-Jean, et le site est désormais classé monument historique. Les amateurs de frissons aimeront ses oubliettes… Visites guidées. Tel. 03 86 66 36 65

Ratilly
Voilà un château du 13ème siècle, absolument ravissant, avec ses tourelles roses et ses toits pointus, qui inspirera tous les amoureux des vieilles forteresses, car médiéval à souhaits, même s’il fut rendu moins féroce à la Renaissance. Malgré tout, il n’a guère changé depuis qu’il servait de repère aux Huguenots qui envoyaient des équipes ravager la région et faire des razzias sur les villages environnants. Au 18ème siècle, ce sont les Jansénistes qui y vinrent faire retraite, pourchassés qu’ils étaient par la police royale ! En 1951, presque en ruines, le château retrouve une nouvelle jeunesse sous l’impulsion de ses nouveaux propriétaires qui y créent un atelier de poterie. Les enfants poursuivent aujourd’hui l’oeuvre de leurs parents et font de Ratilly un haut lieu d’activités culturelles : concerts, expos, stages, poterie… Tel : 03 86 74 79 54

Saint Fargeau

Berceau de la famille maternelle de l’académicien Jean d’Ormesson, ce géant de briques roses date du 10 ème siècle et fut construit par l’évêque d’Auxerre, Héribert, fils naturel d’Hugues Capet et devint un rendez-vous de chasse ! Entouré d’un parc ravissant, il a le don de charmer le visiteur qui aura la bonne idée de rester, après sa visite, pour voir le splendide son et lumières offerts les vendredi et samedi jusqu’au 19 août ! De nombreux seigneurs en furent les propriétaires : len particulier, ceux de Toucy, de Bar, et le célèbre Jacques Coeur, argentier de Charles VII. Le château actuel date de 1453, de forme pentagonale, flanquée de 6 grosses tours rondes. Mais sa locataire la plus célèbre est sans conteste, l’illustre Anne-Marie-Louise-d’Orléans, cousine de Louis XIV, c’est à dire la Grande Mademoiselle qui s’illustra pendant les événements de la Fronde. Condamnée en 1652 à 5 ans d’exil, elle arrive au château pour y découvrir une austère forteresse. Elle en fera un lieu de chasses, fêtes, concerts et loisirs pour la jeunesse dorée de l’époque et demandera à l’architecte Le Vau de re décorer les façades intérieures pour rendre la demeure plus digne de ses nouvelles fonctions. A voir des charpentes vieilles de 4 siècles et 5 locomotives à vapeur sauvées de la ferraille par l’actuel propriétaire, Jacques Guiyot. Chacune pèse 80 tonnes. Et aussi, les écuries et ses calèches, et la ferme du château ! Tel : 03 86 74 05 67
A ne pas rater, jusqu’au 19 août, le magnifique sons et lumières ,qui embrase le château durant 1h30 et qui voit défiler 10 siècles d’aventures ! Pas moins de 600 acteurs et des dizaines de bénévoles animent un spectacle haut en couleurs, plein de feux, de flammes, de galops, de costumes d’époque, de combats épiques : du grand spectacle, de l’épopée historique peuplée de héros légendaires comme Jeanne d’Arc, les chevaliers, la grande Mademoiselle, Condé, Turenne, des étendards, des mousquets, des lances, illustrent ce grand livres d’images vivantes qui plaît à tous, petits et grands. Vite, profitez en avant la fin de l’été !

Tanlay aux milles trésors
(16 ème siècle). Longtemps fief huguenot, ayant appartenu à Louise de Montmorency et à son fils, François de Coligny d’Andelot, ce château du 16ème siècle, construit sur les ruines d’une ancienne forteresse, est une petite merveille, avec ses quatre tourelles rondes coiffées d’un dôme d’ardoises et les eaux de ses douves qui lui offrent un ravissant miroir. Sa beauté est à couper le souffle. Son allure est majestueuses. Le château est d’une coquetterie de jeune fille ! Miroir, beau miroir, dis-moi qui est le plus beau des châteaux de notre belle région ? A voir aussi sa galerie des Trompe-l’oeil et mille autres trésors s’inspirant de la décoration des palais italiens.
Infos : Tel. 03 86 75 70 61
Expos de peintures au Centre d’Art.(Tel. 03 86 75 76 33)

Vallery (A côté de Sens !). Ce château, classé depuis 1946 monument historique, d’allure très classique, avec ses briques roses, ses hautes fenêtres et ses toits d’ardoises, se dresse au milieu d’un beau parc boisé. Mais son architecture sage et bien ordonnancée, cache une histoire mouvementée, allant des guerres de religion, aux histoires de cour les plus rocambolesques ! Ah, si les pierres pouvaient parler ! En tous cas, les grands noms du royaume y défilèrent ! Ainsi en 1548, le maréchal de St André l’acquiert pour 95 000 livres, une vraie fortune, et souhaite y construire…rien moins qu’un palais ! Le Louvre et le château de Fontainebleau l’inspireront ! Les plus grands architectes se pressent pour l’édifier, Pierre Lescot, architecte royal, pose des façades de marbre polychrome ! La cour peut venir y séjourner. Hélas, le roi meurt en 1559 et St André le suit de près, laissant bêtement sa peau dans un combat en 1562, et laissant sa veuve éplorée. L’ambition la pousse à séduire un prince de sang, Louis 1er de Bourbon, prince de Condé et lui fait don du domaine !!! Au 17 ème siècle, les Condé désertent les lieux pour aller s’installer au château de Chantilly, et le domaine tombe à l’abandon. aujourd’hui, son nouveau propriétaire s’efforce de le restaurer. Les visiteurs pourront aussi admirer les jardins créés au 16 ème siècle. Tel : 03 86 97 77 00

Chantiers très particuliers

Le Château de Guédelon Le chantier médiéval attire, chaque année, de plus en plus de visiteurs, au fur et à mesure que les 5 tours d’angle et le donjon sortent de terre et commencent à s’élever vers le ciel ! Plusieurs parcours vous attendent et certains, ludiques et pédagogiques, ont été conçus pour les enfants : un pour les petits, et un pour les grands ! Mais petits et grands se passionneront pour les métiers du chantiers : maçons, tailleurs de pierres, bûcherons, scieurs de long, potiers, charpentiers, forgerons, maréchal ferrand, cordiers… Les explications, délivrées par les 35/40 oeuvriers, vêtus de grosses toiles, vous permettront de comprendre chaque savoir-faire, et même, de mettre la main à la pâte ! L’histoire et la découverte des techniques médiévales du 13ème siècle vous captiveront. Les secrets des bâtisseurs du Moyen- Age, pieds, pouces, (les mesures de l’époque !), les diverses qualités de la pierre, (Pif, Paf et Pouf !), l’art des tailleurs de pierre, qui façonnent environ 4 pierres par jour, (au Moyen-âge, un oeuvrier était payé à la pierre taillée !), les astuces de construction, le rôle et le fonctionnement des châteaux forts, n’auront plus de secrets pour vous ! Plus de 65 000 élèves par an, visitent le château en construction, et plus de 260 000 visiteurs, tous les ans, assistent au progrès de la construction ! Guédelon est désormais le premier site touristique de notre région, s’enthousiasme son propriétaire, Michel Guiyot ! La fin de la construction du château, (d’époque Philippe-Auguste !), est prévue pour 2025. D’ici là, gageons ques vous aurez le temps de venir vous plonger en plein Moyen-Age ! Ouvert tous les jours en Juillet/août TEL : 03 86 45 66 67.

F

La fosse Dionne

Bleue turquoise, ou émeraude, selon la couleur des nues, (à cause du manteau que la Vierge y a oublié !), ouverte sur le ciel comme un oeil mystérieux et profond, cette source a, de mémoire de Tonnerrois, toujours existé et défié les connaissances des humains. Un lavoir y a été aménagé au 18ème siècle, mais les légendes qui entourent cette fosse sont certainement dues a ses profondeurs insondables, qui échappent encore à la curiosité des plongeurs. Si dangereuses, que l’exploration est aujourd’hui interdite, suite à de nombreux accidents. Vaut vraiment le détour !

G
Le site (gallo-romain), de Cora
Saint Moré. Ce poste fortifié sur la voie d’Agrippa, reliant Lyon à Boulogne sur Mer, peut se visiter. On y voit encore parfaitement les limites du castel. Habitée dès le néolithique, cette région fut conquise par les Romains, qui y installèrent un fortin. On voit encore l’énorme muraille qui a défié les siècles, flanquée de tours rondes et précédée d’un fossé profond qui bloque l’accès au plateau de 25 hectares.Tout près, un ermite, le père Leleu, vivait dans une grotte, ancienne carrière d’ocre, à Saint Moré. On peut aussi visiter une carrière de sarcophages mérovingiens et une fontaine miraculeuse. (Il faut savoir que ce site abrita pendant 25 ans les Vikings qui, découragés de ne pouvoir prendre Sens et Auxerre, y trouvèrent refuge, et s’y installèrent en camp retranché, d’où ils organisaient le pillage de la région, avant d’aller s’installer en… Normandie Tel. 03 86 33 44 19)

La Grange de Crécy
Elle fait partie du riche patrimoinde cistercien de l’Yonne. Les moines de Pontigny en firent l’acquisition en 1138. Depuis, elle n’a jamais cessé son activité agricole, puisqu’elle est toujours une ferme en exploitation ! On visite la grange et la chapelle, en particulier pendant les journées du patrimoine. Un itinéraire cistercien permet de marcher dans les pas des moines, qui relie Pontigny à Vauluisant et Quincy, en passant par la grange de Beauvais et évidemment, celle de Crécy ! Reigny est en passe, si ce n’est déjà fait, de rejoindre l’itinéraire, sans parler du Prieuré de Vausse. Tel. 03 86 35 07 12

Grottes

Voir celles d’ Arcy sur Cure, l’article, à la rubrique A, sur ses grottes et peintures rupestres. Mais outre, celles d’Arcy, si vous êtes amis des chauves-souris, il faut absolument aller voir, dans le genre cavités les carrières d’Aubigny, à Taingy. (Lire l’article à la rubrique C – carrières). Ces anciennes carrières abritent quelques 14 variétés de chauves-souris, dont le grand murin, le petit rhinolophe, et la bienconnue pipistrelle. (A savoir : les chauves-souris sont protégées en France depuis 1976 !) Et l’on peut aussi en voir sous la charpente du château de Saint Fargeau. Voir l’article à la rubrique C, (châteaux).

En allant visiter le site de Cora, allez rendre hommage au père Leuleu, troglodyte, qui vivait en ermite, fin 19è début 20è siècle, dans une cavité évidée dans le rocher.

Entre Cravant et Vincelottes, d’autres carrières, (aujourd’hui abandonnées,) forment d’énormes cavités, certaines ont abrité, durant la dernière guerre, des ateliers de montage des célèbres moniplaces Focke-Wulfe 190, de l’armée allemande, puis des avions français. En mars 1945, le premier avions NC 900 sortira de l’usine de Cravant, et fera partie de l’escadrille Normandie-Niémen.

H
Halles de Seignelay
Parmi les 85 qui subsistent encore en France, elles sont uniques, isolées de toute construction, sans pignon, ni maçonnerie. Elles datent de 1665, sont longues de 27 mètres, et larges de 13. 32 piliers en bois de châtaignier les soutiennent. Le commerce y fut toujours florissant, grâce, notamment à un important grenier à sel. Et, bien sûr, même s’il est sans rapport avec ceux qui s’y déroulaient jadis, le marché y a encore sa place !

L’Hôtel-Dieu de Tonnerre (13 ème siècle)

En plein coeur de la cité, nous voilà transportés au temps de Marguerite de Bourgogne ! La grande salle des malades de cet ancien hôpital, est vraiment impressionnante, avec son étonnante charpente ! On peut notamment y voir aussi une splendide mise au tombeau du Christ, datant du 15 ème siècle. La visite est libre toute l’année, des visites guidées sont possibles, sur réservation. Tel. 03 86 55 14 48

L

Lavoirs de caractère

-Le grand lavoir de Brienon

(18 ème siècle). Construit en contrebas du fossé qui bordait le mur d’enceinte, on y accède par un grand escalier, entre 2 murs à faîtage concave, qui prolongent 2 piliers à châpiteaux. De forme ovale, le bassin est un lieu de charme : 12 piliers en bois se ramifient en leur sommet, pour soutenir un toit de tuiles en appentis. Cadre d’expositions, c’est une étape incontournable dans le circuit des rus et des lavoirs.

M
Moulin : Le moulin DAUTIN à MIGE
Photo : le moulin Dautin, Migé.
Situation géographique : bordure de la RN 151 à 15 km au sud d’Auxerre,

Un des rares moulin dans l’Yonne et au-delà qui tourne et pour votre plaisir,
produise réellement de la farine, au gré et caprices du vent.
En mai 1794 Cl.Edouard DAUTIN commande la construction du moulin. Un an après, (décembre 1795), la mouture est en route.
En avril 1994, deux siècles plus tard, le moulin DAUTIN renaît dans une finition technique à l’identique de ce qu’il connut dès 1865 : à cette époque les ailes entoilées furent remplacées par des ailes à empennage règlable, système Berton.
Vers 1874 on lui accoupla une machine à vapeur, suppléant les insuffisances du vent….

L’activité économique du moulin, (production de farine), cessa vers 1890-1895. Il fut ensuite l’objet de transactions purement immobilières avec les terres qui l’entourent et les batiments annexes ayant abrité successivement : une ferme, une tuilerie (1850), un relais-cabaret (1876).

En 1925 notre moulin perd ses ailes et subit l’érosion du temps. Depuis 1994, le moulin DAUTIN trône sur les cultures environnantes.
Sa revanche sur le temps et sur les blés est le fruit de passionnés qui se relaient pour le plaisir des visiteurs.

Mécanismes et traditions sont respectés :


Le moulin DAUTIN de MIGE moud réellement, il faut aller le visiter !
Faites autrefois de toiles ficelées sur des treillis de bois, les ailes en lamelles de bois repliables furent inventées vers 1854 par M. BERTON.
Déplié, une aile couvre 13m², soit 52m² pour les quatre, toutes au vent.
On distingue les tiges métalliques qui commandent l’ouverture et la fermeture des quatre ailes en même temps.
Le meunier, grâce au système Berton, règle sa voilure depuis son poste de travail, au gré de la force du vent : un progrès considérable…
La grande roue : le rouet, 50 dents (aluchons).

Sur l’axe vertical est fixée la lanterne, 9 dents (fuseaux) en prise avec les aluchons. 
1 tour d’aile = environ 6 tours de la meule tournante.

En haut à gauche, on distingue le système ingénieux de commande (ouverture-fermeture) des ailes, et au premier plan,les cordes de manipulation.
 Dans son mouvement de rotation, l’axe de la lanterne entraîne, par un système de poulies-courroies, le treuil du monte-charge ou monte-sacs. 
Au rez-de-chaussée, l’apprenti attache le sac de grain et tire sur la cordelette qui commande l’embrayage du monte-sacs. 
Le sac monte, soulevant au passage les trappes automatiques de chaque plancher, pour atteindre le 2ème étage où il attendra que le meunier en déverse le contenu dans la trémie.
A droite, en haut, la trémie, où le meunier déverse le grain.
Celui-ci glisse dans l’auget et tombe dans le trou central (l’oeillard) de la meule tournante : le grain, coincé entre cette énorme masse tournante de 2 tonnes, et l’autre meule gisante (fixe), subit alors le broyage désiré. 
L’écorce et toutes les composantes internes du grain broyé forment un mélange poudreux : la MOUTURE.

On distingue aussi 3 ficelles : c’est un système simple et astucieux qui actionne une sonnette, quand il n’y a plus de grain dans la trémie. Le meunier avait déjà inventé l’alarme! Le blutoir est un tamis rotatif à deux mailles différentes qui reçoit la mouture. La maille la plus fine ne laisse passer que la farine qui tombe dans le 1er conduit. 
A gauche, une plus grosse maille laisse passer le petit son, avec une farine plus grossière : le gruau, cette semoule est évacuée dans le 2ème conduit.
A l’extrémité gauche du blutoir, le son (écorce du grain) est lui, évacué dans le 3ème conduit. Son, gruau, farine, sont alors ensachés au rez-de-chaussée : le blutoir.

Visites :
du 15 Avril au 15 Octobre :
Chaque samedi-dimanche – jours feriés de 14h30 à 18h30.
En semaine : sur rendez-vous. 
Juillet – Août :
Tous les jours de 14h30 à 18h30.
Hors-saison :
Groupes constitués – organisés, tous les jours sur rendez-vous.
TARIFS 2006 :
Individuels : entrée libre pendant les ouvertures.
Groupes organisés :
moins de 30 personnes : 2,50€
plus de 30 personnes : 2,00€
chauffeur/accompagnateur : gratuit
Scolaires – Lycéens – Etudiants :
1€ la visite, quel que soit le nombre de personnes.
Si le vent le permet, le Moulin tourne. Au-delà d’un vent de 27-30 km/h, il peut moudre.
NOTES TECHNIQUES à disposition : Français, Anglais, Allemand.
Souvenirs, brochures, cartes postales. la trémie – l’auget
“http://”www.moulinavent-dautin.com/Index.htm

M
(Direction de : Chaumot, hameaux des Gaillards, la Rue, Mongerin, et les Riveaux. )
Menhir d’Egriselles, appelé aussi “la Grande Borne” !
Sa taille : 3 m de haut, et 1 m d’enfoncement ! Des fouilles ont mis à jour, à ses pieds, des fragments de poteries néolithiques. Jadis, on lui accordait des propriétés curatives, et on lui conduisait les vaches malades ! Quelque soit votre maladie et même si vous n’êtes pas une vache, le pèlerinage peut peut être vous aider à mieux vous porter. Une thérapeutique à essayer sans tarder !

O
Observation des astres
Pique nique sous les étoiles au bord de l’étang des Beaurois, à Bléneau avec les commentaires d’un spécialistes des astres. O.T.Bleneau pour heures et dates = 03 86 74 82 28


P

Ponts

*-Les 2 pont de Pierre-Perthuis, près de Vézelay, “le petit, tout voûté par son grand âge, est attribué à Vauban, le grand, fait figure de grand frère, mais est beaucoup plus jeune, qui de ses 33 mètres, domine la vallée de la Cure depuis 1874 ! Entre les deux, les tourbillons de la turbulente Cure qui, dit-on, engloutirent une vieille chapelle et sa cloche. Les soirs de fête, on dit qu’elle sonne encore !

Poterie
Musée d’Art vivant de Moutiers
A la Batisse, vous pouvez venir apprendre l’art du tournage ! C’est l’association “Grand feu” qui a sauvé de la disparition, cette ancestrale poterie, devenue depuis, un atelier vivant et dynamique où l’agile continue de jouer la vedette. Venez y découvrir l’immense four couché (17 ème siècle !), avec ses tonalités orangées et qui peut accueillir 30 m3 de poterie ! Mais on peut aussi s’essayer au travail de la terre, à la peinture à l’ocre, à la mosaïque, et la visite de la carrière est possible pour les groupes.
Envie d’un stage de tournage ? N’hésitez pas à vous inscrire ! Une bonne idée, venez à la Batisse, en prenant le petit train touristique de Puisaye ! ( Gare de Toucy : 03 86 44 05 58)
Tel. La Batisse : 03 86 45 68 00

Pressoir de Champvallon
Ce pressoir à levier provient du château local, et date du 12 ème siècle, même s’il fut déplacé et remonté au 17 ème siècle. L’extraordinaire est qu’il fonctionne encore parfaitement aujourd’hui ! Son levier est constitué de 4 troncs juxtaposés et mesure 9,50 mètres ! La surface de sa maie aproche les 15 m2, quant à la grande roue à taquets, elle mesure 2,70 mètres…de diamètre ! C’est la plus grande encore existante. Un viticulteur utilise encore aujourd’hui ce pressoir, on peut le visiter sur rendez-vous, (compter 1h 30). Au moment des vendanges, le pressoir accueille le public ! Tel. 03 86 63 50 47

S

Sources de la Druyes
A visiter tout autour de la source enchantée, les jolies maisons du village de Druyes -les -Belles -Fontaines, au nom prédestiné. Un village d’une rare quiétude, bucolique, pittoresque. Une ravissante promenade en perspective ! On pourra visiter la maison natale du capitaine Coignet, et celle de l’ingénieur Bertin, père de l’aérotrain. Sans oublier d’admirer les ruines splendides du château médiéval des comtes d’Auxerre et de Nevers, (datant de la fin du règne du roi Philippe-Auguste), particulièrement belles. (C’est là qu’en 1216, Pierre de Courtenay reçut les ambassadeurs venus lui offrir la couronne de l’empire latin de Constantinople ! On visitera aussi l’église romane du 12 eme siècle, ne pas oublier de jeter un oeil sur le lavoir et le pont restauré, au charme romantique. Et également : festival de musique celtique, représentations théâtrales les vendredi et samedi soir en saison, expositions, (Juillet sept. 07 sur les pigeonniers !) Ne pas hésiter à prolonger votre visite la nuit, car le site est magnifiquement illuminé. Info : 03 86 41 51 71

-Squelettes
Il y a 150 millions d’années, la Forterre ( située à une encablure d’Auxerre) vivait sous un climat tropical, il y avait là une mer chaude et sur ses rivages, évoluaient des dynosaures, dont on a retrouvés des traces. Toutes sortes d’animaux marins peuplaient ces eaux chaudes, des coques géantes, des moules aux dimensions phénoménales. Leurs squelettes et coquillages s’étant amoncelés durant des millions d’années formèrent un massif calcaire, sorte d’immense banc de pierre, compacte et blanche, au grain très fin. Cette pierre très apprécié, a permis l’édification de nos plus beaux momnuments. Son exploitation, en Forterre n’a cessé qu’en 1940. Depuis 1992, les carrières d’Aubigny, haut lieu du monde souterrain icaunais, (voir article à la rubrique C – Carrières), accueillent des tailleurs de pierre, et est devenu un lieu touristique, pédagogique et artistique. On peut y voir des maquettes de chef d’oeuvre des compagnons, des outils traditionnels, et tout apprendre sur l’extraction de la pierre.

Et encore des S !

Sauvigny-le-Bois
Pour les fanas de l’automobile : Musée automobile des voitures de chefs d’Etat !
A voir aussi : le joli château de Montjalin (18 ème siècle) et son parc. La collection est impressionnante : 30 somptueuse voitures de marques prestigieuses : Chrysler, Cadillac, Riolls Royce, Lincoln… ayant appartenu aux grands de ce monde, de Gaulle, Kennedy, Eisenhower, Honnecker, Le Saint père, etc…Infos : Tel. 03 86 34 46 42 – e mail : odelafon@aol.com – Internet : www.voitures-presidentielles.com

*Serbonnes”
Musée de la poupée Corolle, 19 rue du Maréchal Leclerc, collection privée.
400 poupées, de 1940 à nos jours.
Groupes ou sur rendez-vous. Infos : M. Royer : 03 86 67 20 75 – e mail : alain.royer18@wanadoo.fr

Sports

Ski nautique A Vaux, au Motonautique Sporting Club de l’Yonne.
sur un plan d’eau de 1,7 km. (03 86 53 33 04)

T

Tanerre-en-Puisaye : nouveau !
“Loup, y es tu ?”
Le Muséoloups ! Route de Louesme lieu-dit : les Angins.

De tous temps il fit peur aux villageois et pourtant Canis Lupus a bien des charmes qu’ont su re découvrir deux dames ! Alors, à leur suite, il n’est que temps d’aller redécouvrir ce magnifique animal. Visites : 6 €, animations le 21 septembre. Infos : 03 86 45 41 52 – “et internet :”http://www.museoloups.free.fr

V

Villages de caractère

Druyes-les-Belles-Fontaines
La Médiévale, (Forterre). Village typique aux belles maisons de caractère, son église romane, son château, ( 12 è siècle), son lavoir, sa petite chapelle : un haut lieu du Moyen Age, sur lequel veillent de grandes figures de l’histoire, que sont Pierre II de Courtenay, empereur de Constantinople, et sa fille Mahaut, comtesse d’Auxerre et de Nevers. Animations estivales, expos, concert, théâtre.

Villeneuve-surYonne
Ex Villeneuve-le Roi ! Entre Ile-de-France et Champagne, la ville fut fondée en 1163, par Louis VII. Au 13ème siècle, une enceinte de 2 km l’abritait, qui était gardée par cinq portes. On peut encore aujourd’hui, admirer la porte de Joigny, petit châtelet flanqué de 4 tourelles d’angle. La construction est très belle, avec ses fenestrages à meneaux, et ses toitures en ardoises. A l’intérieur, un musée retrace l’histoire de la ville. A visiter aussi, l’église gothique Notre Dame de l’Assomption, construite à partir de 1230 et terminée seulement au 16 ème siècle. Son clocher est haut de 47 mètres, la façade est Renaissance. Admirer, dans la nef, 4 vitraux datant du 13ème siècle ! La porte de Sens a, pour sa part, gardé des traces de l’ancien système défensif, courtines et niches archères, entre autres. D’autres vestiges témoignent du passé défensif de la ville : la tour du sorcier, le donjon de Philippe Auguste, la tour Bonneville, au bord de l’Yonne, reconstruite au 19ème siècle.
Le pont Saint Nicolas existait déjà en 1186 , qui permettait des échanges commerciaux entre le Gatinais et la Champagne. Il possède encore 7 arches médiévales, côté rive gauche, jusqu’à l’île ! La ville mérite amplement le détour.

Vézelay

Les pèlerins saluaient leur arrivée à Vézelay au cri de “Montjoie !” Car le village et son abbaye (où les pèlerins vénéraient les reliques de Marie-Madeleine), escaladaient une colline haut perchée et furent, du X au XIII e siècle, un haut lieu de la chrétienté.
Saint Bernard y prêcha la seconde croisade, en 1146. Richard Coeur-de-Lion et Philippe Auguste s’y retrouvèrent aussi pour le départ de la suivante, en 1190. Le village est tapi sur le flanc de la colline qui monte à l’abbaye. Il faut garer sa voiture en bas, et ensuite escalader l’étroite rue à pied pour gravir, tels les pèlerins d’autrefois, une ruelle moyenâgeuse pittoresque et pleine de charme. L’effort sera payé en retour, non seulement par la vue de la superbe basilique réhabilitée par Violet-Le-Duc, mais aussi, par le paysage qui s’offre au regard depuis le promontoire.
A voir aussi près de Vézelay, les deux ponts de Pierre-Perthuis, qui enjambent la Cure d’un même élan, ainsi que la fameuse roche percée. L’un des ponts est attribué à Vauban.

, le 8 08 2009 - 13:00

5 Comments for De A à Z : Catalogue des sites touristiques icaunais,

  1. Celtik, 17.08.2006 02:24 http://charbuy.blogspot.com/
  2. renaud, 06.01.2008 10:59
  3. jean-luc, 11.01.2008 21:45
  4. Eléonore, 11.05.2008 22:13
  5. michèle guerard, 15.07.2008 20:47
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Parisienne, Monica a un jour, posé ses valises dans ce petit coin de Bourgogne et a appris à l’aimer. Son voeu est de vous faire partager ses coups de coeur. Longtemps journaliste, elle aime aujourd’hui recevoir en toute convivialité amis et visiteurs dans sa Maison Meublée d’Auxerre, Les Violettes où elle a ouvert trois charmantes chambres d’hôtes… Pour le plaisir de partager sa belle région avec ses visiteurs et amis de passage.


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