Vie PratiqueAlerte à la méduse, l'envahisseur gélatineux de nos plages ! !30 05 2008 - 12:26 - Monica
Voilà, on y est presque, la mer devient une infâme soupe de gélatine ! On aura réussi en quelques décennies, à force de surpêche, de pollutions, de réchauffement climatique, à la transformer en une vaste…soupe de méduses ! Les nouveaux envahisseurs ne viennent pas du cosmos ! Mais sont tout aussi monstrueux, dangereux et dégouttants. Pas une côte n’est désormais épargnées et même notre mer Méditerranée est touchée. Cet été, ail, ouille ! Il faudra faire attention avant de mettre un pied dans l’eau.
Les nouveaux envahisseurs Des essaims de Palagia noctiluca ont envahi cet hiver, 27 km 2 sur 13 mètres de profondeur, en mer d’Irlande ! Ces sales bêtes ont laissé traîner derrière elles leurs venimeux tentacules qui ont empoisonné les poissons des fermes d’élevage, devenus impropres à la consommation. En fait, on assiste à un véritable phénomène d’invasion planétaire. Même les fjords norvégiens, la mer Noire, les côtes de Namibie, du Japon et jusqu’à celles de Loire Atlantique, comme à St Brévin où les employés municipaux les ramassent à la pelle, sont touchées. Parce que les méduses ont pris la place des poissons, exterminés par les pêcheurs ! Développons les fermes aquatiques Il faudrait ne plus manger un seul poisson sauvage, pour tenter de freiner leur explosion. Aujourd’hui, les méduses représentent au large de la Namibie 80% de la faune marine ! Si transformer la planète en poubelle ne vous révulse pas, peut être, que l’idée de ne plus pouvoir nager dans la mer, vous fera réagir ! Car, si l’on n’arrête pas la surpêche, de toute façon, les pêcheurs ne remonteront plus dans leurs filets que ces sales bestioles ! Vous serez bien avancés, à ce moment là. Je ne sais pas s’il n’est pas déjà trop tard, mais croyez-moi, reconstituer les stocks de poissons est une urgence absolument vitale ! Et il faut le faire tout de suite, d’autant que les méduses se goinfrent de leurs oeufs, de leurs larves et de leurs jeunes. Voilà, où nous en sommes arrivés. Ecervelés, inconscients, idiots que nous sommes ! Dire que c’est lamentable ne sert à rien. Prenons conscience, enfin ! Tenter de rétablir l’équilibre Réintroduire un équilibre que nous avons perturbé, est un challenge difficile, il faudrait qu’on s’y mette tous ! Et par exemple, réintroduire massivement des tortues en Méditerrannée, qui sont d’excellents prédateurs de ces envahisseurs. Mais cela signifie qu’il faut interdire des plages, pour leur permettre de pondre en toute tranquillité ! Stopper la pollution, les rejets agricoles et industriels, alliés de ces gélatineuses créatures, comme “Aurelia aurita,”qui se prélassent dans la Manche, par exemple et menacent nos côtes normandes, devient une impérieuse nécessité ! Et puis sachez que dans les eaux mortes, tuées par l’Eutrophisation, (comme au large des côtes du Mexique où elles forment des filets gélatineux), seules survivent ces dégoûtantes créatures, qui aiment les eaux pleines d’algues, à faible teneur en oxygène !
Le venin de la mer Et puis, ces créatures ne sont pas seulement répugnantes, mais aussi venimeuses. Ainsi Pelagia noctiluca, dit le piqueur mauve, (8 à 17 cm de diamètre), sont les plus urticantes des côtes françaises et un cauchemar en méditerranée. D’autres monstres originaires de la mer de Chine, les géantes d’Asie, “Nomipelima nomurai,” peuvent atteindre 2 m de diamètre et…200 kg. Depuis l’instrialisation et l’urbaniation chinoises, ils pulullent au Japon. Il n’est pas rare que les courants charrient là-bas, jusqu’à 500 millions de méduses de cet acabi… par jour ! Pourra-t-on un jour, trouver une parade ? Or le réchauffement climatique permet leur croissance exponentielle. Pas de quoi se réjouir ! Normalement, le froid les tue et elles meurent en automne, mais aujourd’hui, elles survivent jusqu’en novembre. Les hivers doux sont leurs alliés. Une température qui ne descend pas en dessous de 14° C. entraînera leur prolifération, aussi sûr que 2 + 2 font 4 ! Et ce, dans les eaux sableuses, peu profondes et chaudes qu’affectionnent justement les baigneurs. Co exister ? On voit mal comment ! Il faudra donc songer, soit à les combattre ou à les exploiter. Mais sans les tuer de manière brutale. Car la mort déclenche chez les méduses, un orgasme géant, qui libère spermatozoïdes et oeufs, pour une orgie reproductive post mortem ! Idéales contre la sécheresse ! Les chaluter est une meilleure solution, et puis s’en servir ensuite pour récupérer leur eau, puisqu’elles en sont composées à hauteur de 78%. Il suffit de les enfouir au pied des vignes, pour qu’elles diffusent leur eau. Malin ! Ou bien, on peut aussi se servir de leur collagène, pour fabriquer des crèmes de beauté, ou de leur protéine (la mucine, par exemple !), pour remplacer des additifs alimentaires à base de porc ou de vache. Voire se résoudre à les manger, faute de poisson : certaines sont cosmétibles ! Et pourtant, les méduses n’intéressent personne ! Cette évolution vous inquiète ? Vous préoccupe ? Sachez qu’en France, les programmes de recherche sur les méduses…sont au point mort, comme d’ailleurs, aussi en Europe ! Quand je vous disais que nous sommes aveugles, sourds, inconscients, stupides, pour ne pas dire, irresponsables !!! Des bénévoles assurent le rôle de vigie en Méditerranné et comptent les méduses entre Alpes Maritimes et Var, pour mettre au point une météo méduses ! Et les pouvoirs publics ? Les élus ? Allez, il ont d’autres chats à fouetter ! Il faudra attendre qu’en plein mois de mai, les grosses légumes du festival de Cannes et les starlettes soient empoisonnés par un banc de méduses venues salir leurs belles plages privées, pour que les journaux en fassent leur gros titres et pour que nous réagissions. Pauvres de nous ! Monica, le 30 05 2008 - 12:26 |
Réintroduire un équilibre que nous avons perturbé, est un challenge difficile, il faudrait qu’on s’y mette tous ! Et par exemple, réintroduire massivement des tortues en Méditerrannée, qui sont d’excellents prédateurs de ces envahisseurs. Mais cela signifie qu’il faut interdire des plages, pour leur permettre de pondre en toute tranquillité ! Stopper la pollution, les rejets agricoles et industriels, alliés de ces gélatineuses créatures, comme “Aurelia aurita,”qui se prélassent dans la Manche, par exemple et menacent nos côtes normandes, devient une impérieuse nécessité ! Et puis sachez que dans les eaux mortes, tuées par l’Eutrophisation, (comme au large des côtes du Mexique où elles forment des filets gélatineux), seules survivent ces dégoûtantes créatures, qui aiment les eaux pleines d’algues, à faible teneur en oxygène !



