Vie PratiqueSavoir acheter, savoir dépenser, à bon escient.11 02 2007 - 12:10 - Monica
Lorsqu’on ouvre une boutique, fût-elle virtuelle, la première difficulté commence avec la détermination des prix de vente les plus justes, et qui doivent naturellement être en rapport avec le produit proposé et sa qualité... Que des produits triés sur le volet Dans la boutique de l’Yonnequejaime, votre Monica ne vous proposera que des services ou des produits sélectionnés. Vous n’y trouverez donc jamais d’articles bas de gamme, ce qui ne veut pas dire que les prix seront élevés. Mais ils seront à la hauteur de leurs qualités. Un bon rapport qualité/prix Ceci dit, la guerre des prix dans notre société, n’est pas qu’un slogan publicitaire. Elle fait effectivement rage dans les supermarchés. Et nous croyons tous en profiter, ce qui est une illusion d’optique. Mais ce n’est pas là, la seule conséquence dramatique de cette corruption des mentalités. Ce que cache les prix dits, écrasés ? Il faut savoir que la chasse aux prix, pratiquée par la grande distribution, étrangle les petits producteurs, mais permet aux enseignes des super marchés des bénéfices faramineux, qu’ils engrangent à force de vendre en quantité astronomique. Sommes-nous gagnants ? Pas si sûr. Mais le pire n’est même pas là. Le pire, c’est que désormais, la grande distribution encourage l’esclavage, le rendement maximum de la force de productivité, qui réduit l’homme à un citron pressé. Bien acheter, cela s’apprend ! Une autre pernicieuse conséquence de cet état de fait, concerne les ravages qu’elle fait sur les mentalités des consommateurs. Désormais, les gens n’achètent plus un service, une chambre d’hôtel, un vin, un article de porcelaine, une robe : ils achètent un prix. Leurs porte monnaie est focalisé sur le prix. Si bien que maintenant, tout article qui n’est pas vendu au prix plancher, voire à perte, est perçu comme “cher”. Tout le monde veut la voiture de luxe, au prix de la 2 ch, la chambre bien meublée, personnalisée, avec prestations et services, au prix du zéro étoile, le vin d’appellation, au prix de la piquette, la robe en beau tissus bien coupée, au prix de la fripe à deux sous. Voilà où en est rendu le consommateur. A ne plus faire la moindre discrimination ! A quoi bon alors, se décarcasser, pour lui offrir du fait-main, des ingrédients de qualité, de belles prestations, puisqu’il croira, en les payant à leur juste valeur, se faire arnaquer ? Des comparaisons, oui, mais à qualité égale ! Il faut réagir ! Il faut se battre pour que la grande distribution n’anéantisse pas aussi les rares produits qui ne sont pas encore passés sous ses fourches caudines. Pour que susbsistent des produits de vraie qualité, faits de mains d’hommes aimant leurs métiers, et vendus à des prix qui leur permettent de vivre. Votre Monica se bat pour ça, et espère vous convaincre de garder un petit budget, pour sauver ce qui peut l’être du naufrage d’une certaine qualité de la vie. Telle qu’on la concevait, à l’époque où les supermarchés n’avaient pas encore laminé l’offre et cassé les prix. Pour notre bonheur ? Dans la boutique de Monica, vous ne trouverez donc que des produits sélectionnés et forcément rares, parce que vendus à petite échelle. Et qui en conséquence au niveau des prix, ne pourront jamais rivaliser avec ceux que vous trouverez sur les rayons de votre supermarché. Seulement, voilà, il ne s’agira pas des même produits ! Et c’est là que la comparaison doit devenir intelligente : il faut savoir quelle huile on achète, quel vin on veut mettre sur la table, dans quelle chambre on va coucher, et sur quel matelas. Et puis, seulement ensuite, comparer ce qui est comparable, et ne pas s’exclamer devant le prix d’un chablis : ah, c’est cher, parce que plus onéreux qu’un vin de table ordinaire. Le prix qui fait la différence Oui et heureusement, que le prix peut encore faire la différence ! Car triste, sera le jour où il n’y aura plus de Chablis à boire, plus de chambres 3 étoiles, plus de terrines fermières, faites à base de bons produits de terroir, plus d’excellence nulle part. En conclusion En vous décidant à acheter malin, vous contribuerez peut-être à sauver un art de vivre, qui sans vous, est forcément appelé à disparaître, comme les cornichons de l’Yonne ! Monica, le 11 02 2007 - 12:10 |



